
Donald Trump a annoncé jeudi 15 janvier que le conseil de la paix pour Gaza avait été formé. Cette instance, dont le président américain assume la présidence, est censée superviser le travail des administrateurs gazaouis de l’enclave. Il s’agit d’une étape centrale du plan américain pour le territoire palestinien. « La liste des membres du conseil sera bientôt dévoilée », a précisé M. Trump sur sa plateforme TruthSocial.
La formation de ce conseil s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase du plan Trump de paix à Gaza. La Maison Blanche a annoncé mercredi l’ouverture de cette deuxième étape, entérinant la formation d’un comité national palestinien pour l’administration de Gaza, censé gérer, à terme, les ruines de l’enclave. Cet organe temporaire et apolitique sera composé de 15 technocrates. C’est cet organe que le conseil de la paix doit superviser.
Ali Shaath, un ingénieur civil et ancien haut fonctionnaire, a été choisi pour diriger ce comité transitoire d’experts et aura la lourde tâche de piloter la première étape de la reconstruction du territoire palestinien en ruines.
Des représentants de plusieurs pays au sein du conseil
Le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, ancien envoyé des Nations unies pour le processus de paix au Moyen-Orient, est de son côté pressenti pour diriger les opérations de terrain du conseil de la paix. Les autres représentants du conseil seront issus notamment du Royaume-Uni, d’Allemagne, de France, d’Italie, d’Arabie saoudite, du Qatar, d’Egypte et de Turquie, selon le média américain Axios.
Selon l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, la phase deux du plan, entrée en vigueur mercredi, doit mener à « la reconstruction » de la bande de Gaza.
Dans le territoire palestinien dévasté par deux ans de guerre, dont les frontières et points d’accès restent sous contrôle israélien, les correspondants de l’Agence France-Presse constatent chaque jour de graves pénuries de nourriture, eau potable, médicaments et carburant.




