Avec nos correspondants à Gaza, Rami El Meghari, et à Jérusalem, Frédérique Misslin
Le maire de Meghazi, cité refuge des déplacés la ville de Gaza, fait le tour du camp de réfugiés en voiture, afin d’évaluer les dégâts après les pluies torrentielles qui ont touché la bande de Gaza mardi matin. « Il est actuellement nécessaire de fournir des tentes à ces familles, nous avons besoin de 1 500 tentes, alerte l’édile. Une grande partie des abris est constituée de tôles ondulées, les habitants colmatent ensuite avec des couvertures pour empêcher la pluie de s’infiltrer. »
Reham vit avec sa famille sous une bâche en plastique aménagée sommairement avec des matelas désormais détrempés. Elle a essayé toute la matinée de sauver le maximum de choses. « Nous avons été submergés par la pluie, se lamente-t-elle. Nous voulions sauver nos affaires, nous les avons passées d’un coin à un autre en essayant de sécher les matelas et les couvertures. »
Son mari Nidal rêve d’une vraie tente, plutôt que de se débrouiller en bricolant comme il le peut : « Je me suis réveillé à 6h du matin, j’ai mis du sable tout autour du lit », décrit le père de famille.
Le maire de Meghazi rappelle que sa ville accueille 10 000 déplacés depuis des semaines : une ONG émirienne lui a fourni 50 tentes ces derniers jours.
À lire aussiL’ONU s’inquiète pour la «survie» de Gaza et alerte sur une situation de «ruine totale»




