- Samedi, des frappes aériennes israéliennes ont fait 32 morts dans la bande de Gaza, selon la Défense civile.
- De son côté, Israël assure avoir mené des bombardements en réponse à des violations du cessez-le-feu.
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Le cessez-le-feu pourra-t-il tenir ? Des frappes aériennes israéliennes ont fait, samedi 31 janvier, 32 morts selon la Défense civile, dont des femmes et des enfants, dans la bande de Gaza. Israël a dit de son côté avoir mené des bombardements en réponse à des violations du cessez-le-feu.
« Le bilan depuis l’aube est monté à 32 morts, pour la plupart des enfants et des femmes »
, a indiqué dans un communiqué la Défense civile de Gaza, un organisme de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, après avoir fait état précédemment de 28 morts. « Des appartements, des tentes, des abris et un commissariat ont été visés »
, a précisé son porte-parole, Mahmoud Bassal.
Israël assure réagir à une violation du cessez-le-feu
Dans le quartier de Rimal à Gaza-ville, un logement a été soufflé par l’explosion. « Trois filles sont décédées dans leur sommeil. Nous avons retrouvé leurs corps dans la rue »
, a déclaré à l’AFP un proche, Samer al-Atbash, alors que des traces de sang étaient visibles. Ailleurs dans la ville, la frappe sur le commissariat a fait sept morts, dont des civils présents dans les locaux à ce moment-là, d’après la direction générale de la police.
Une tente abritant des déplacés à Khan Younès (sud) a également été touchée, et sept membres d’une même famille, dont un enfant, sont morts, selon le bureau de presse du gouvernement du Hamas. Lors d’une autre attaque non loin, l’armée israélienne a frappé un abri à al-Mawassi, un secteur où des dizaines de milliers de Gazaouis déplacés ont installé des tentes et des abris de fortune, a rapporté un journaliste de l’AFP.
Dans un communiqué, l’armée israélienne a dit avoir agi en représailles à un incident survenu vendredi lors duquel huit combattants palestiniens étaient sortis d’un tunnel de Rafah, dans le sud de Gaza, ce qui, selon elle, constituait une violation du cessez-le-feu. Elle a précisé que ses forces avaient frappé quatre commandants et d’autres membres du Hamas et d’un autre mouvement armé, le Jihad islamique. Un membre du bureau politique du Hamas, Souhail al-Hindi, a rejeté ces affirmations.




