Rami al Meghari dans la bande de Gaza, avec Frédérique Misslin à Jérusalem
La famille Alassar peine à se remettre d’une frappe qui a touché sa maison il y a un peu plus d’un an dans le camp de réfugiés de Nousseirat dans le centre de la bande de Gaza. Une des filles a été tuée, Reem, l’ainée de la fratrie a été grièvement blessée. Elle a 20 ans, explique son père mohammed.
« Reem a toujours besoin de soins médicaux, en particulier pour des brûlures sur la tête et tout le reste de son corps. Son poumon gauche a subi une ablation de trois centimètres, elle a donc de sérieux problèmes respiratoires ».
Reem traverse également des périodes de détresse psychologique. Sa sœur Raghad est aussi traumatisée. À 12 ans, elle ne supporte plus d’être seule, le jour, elle fait des malaises dans la rue et la nuit ce sont les cauchemars qui s’enchainent. Son père se sent impuissant.
« Raghad, était une élève studieuse et brillante avant l’accident. Depuis un an, son comportement a changé. Elle a besoin d’une thérapie et aujourd’hui, on ne peut lui donner que des analgésiques ».
Alors Raghad dessine pour échapper aux mauvais souvenirs. « J’aime le dessin. Je dessine très bien. J’aime dessiner pour exprimer ce que j’ai à l’intérieur. Par exemple, je dessine les endroits où je pourrais aller juste en dessinant ». Mohammed Alassar n’arrive pas à faire évacuer ses deux filles malades depuis plus d’un an.
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