- Le match Nantes-Toulouse, lors de la 34ᵉ et dernière journée de Ligue 1, a été définitivement interrompu.
- Le terrain a été envahi par des supporters nantais qui ont lancé des fumigènes sur la pelouse.
Une fin de rencontre et une fin de saison chaotiques pour les deux clubs. Le match Nantes-Toulouse, lors de la 34ᵉ et dernière journée de Ligue 1, a été définitivement interrompu après que des supporters nantais ont envahi le terrain et lancé des fumigènes sur la pelouse, ont annoncé le délégué et l’arbitre de la rencontre.
Nantes, 17ᵉ et déjà relégué en Ligue 2, et Toulouse, 10ᵉ et n’ayant plus rien à jouer, étaient à 0-0 à la 22ᵉ minute, lorsque des supporters de la Tribune Loire ont envahi la pelouse de la Beaujoire, ce qui a conduit Stéphanie Frappart à renvoyer immédiatement les joueurs aux vestiaires.
« Il a été décidé d’interrompre définitivement la rencontre sur décision du préfet pour des raisons de sécurité »,
a déclaré l’arbitre internationale lors d’une conférence de presse succincte, près de 40 minutes après l’interruption du match.
Au moment de l’interruption, Vahid Halilhodzic, l’entraîneur nantais, est resté sur le bord de la pelouse en invectivant les supporters qui se rapprochaient de lui, tout juste retenu par des membres de la sécurité. Le technicien de 74 ans est apparu abattu quelques minutes plus tard dans les couloirs de la Beaujoire, expliquant au commentateur de Ligue 1 + qui diffusait la rencontre, qu’il s’agissait là de son dernier « coaching », et que cela lui faisait « très mal »
.
Dans le même temps, au bout de quelques minutes, les supporters nantais ont regagné leur tribune, sécurisée par de nombreux CRS qui n’ont pu éviter quelques échauffourées. Une cellule de crise, composée du préfet, des représentants des forces de l’ordre, de ceux des deux clubs et des arbitres de la rencontre, s’est immédiatement constituée pour décider de l’issue de la rencontre.
Après plus de 30 minutes, Stéphanie Frappart et le délégué de la rencontre se sont présentés devant la presse pour annoncer l’arrêt définitif de la partie. Waldemar Kita, le propriétaire-président du club et son fils Franck, le directeur général délégué, n’assistaient pas à la rencontre, alors même qu’ils avaient déjeuné avec les joueurs quelques heures plus tôt avant de quitter Nantes.
La saison dernière, la rencontre entre Montpellier et Saint-Étienne, lors de la 26ᵉ journée de Ligue 1, avait été définitivement interrompue à la suite de jets de fumigènes des supporters montpelliérains sur la pelouse et en tribunes. Montpellier avait alors écopé d’un match perdu et d’une fermeture jusqu’en fin de saison de la tribune Étang de Thau, celle des ultras montpelliérains.




