Mieux qu’un tifo au Parc des Princes. Frédéric Merlin a accroché son portrait en majesté sur la façade du BHV Marais, le vaisseau amiral parisien de son groupe. Sourire étincelant, il pose à côté de Donald Tang, le patron de Shein, la plateforme de mode ultra-éphémère qui a pris ses quartiers dans ce temple du commerce, mercredi 5 novembre.
« L’affiche qu’on n’aurait pas dû faire ! », proclame, goguenarde, la pancarte géante. Un pied de nez face à la polémique qui enfle depuis que le propriétaire du BHV et président de la Société des grands magasins (SGM) a annoncé, le 1er octobre, dérouler le tapis rouge à la bête noire des enseignes de l’habillement.
Le jeune homme pressé, qui a fêté ses 34 ans le 31 juillet à Ramatuelle avec une bande de jet-setteurs allant de l’actrice Joan Collins à l’animateur Cyril Hanouna, ne s’attendait pas à prendre autant la foudre. Ce qui révèle une forme de naïveté. Ou d’indifférence. Car, quelques jours avant l’annonce de son partenariat radioactif, le monde de la mode avait conspué Pimkie, coupable de mettre ses produits sur la place de marché de Shein.
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