Yaël Braun-Pivet : son rôle dans l’affaire Benalla

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Première femme élue au poste de présidente de l’Assemblée nationale le mardi 28 juin, Yaël Braun-Pivet a vu sa nomination être remise en cause par l’opposition pour avoir cadenassé la commission d’enquête liée à l’affaire Benalla, dont elle était la co-rapporteure.

Une tâche sur le CV de la première femme au Perchoir. La récente nomination de Yaël Braun-Pivet au poste de présidente de l’Assemblée nationale a suscité l’indignation d’une partie de l’opposition en raison de son rôle de co-rapporteure au sein de la commission d’enquête dans l’affaire Benalla.

La présidente du groupe La France Insoumise Mathilde Panot a accusé sur Twitter l’ex-ministre des Outre-Mer d’avoir «enterré la commission parlementaire sur l’affaire Benalla».

Une position soutenue également par le député LFI de la première circonscription du Nord Adrien Quatennens sur le même réseau social, déplorant une femme qui a «torpillé la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla».

Une commission d’enquête close sans publier de rapport

Le 20 juillet 2018, quelques jours après la médiatisation de l’affaire Benalla, une commission d’enquête avait été mise en place à la demande de certains députés. Occupant le poste de présidente de la commission des Lois, Yaël Braun-Pivet avait été nommée co-rapporteure de la commission pour la majorité présidentielle en compagnie du député LR Guillaume Larrivé.

Ce dernier avait quitté son poste quatre jours seulement après sa nomination, décrivant «une parodie» avec «des auditions bâclées, des pièces non demandées» et des «travaux empêchés» selon lui par la majorité. De nombreux députés de l’opposition avaient quitté cette commission d’enquête dans la foulée, accusant Yaël Braun-Pivet de protéger l’Elysée. Le 1er août 2018, elle avait clos la commission sans produire le moindre rapport alors que les députés s’étaient accordés 20 jours supplémentaires pour permettre à l’enquête d’avancer.

A la lumière des nouveaux éléments médiatiques apportés au dossier six mois plus tard, comme les passeports diplomatiques ou les voyages d’affaires réalisés par Alexandre Benalla même après son licenciement, des députés PS avaient demandé la réouverture de la commission. Une requête finalement rejetée par Yaël Braun-Pivet, qui avait dénoncé une demande «précipitée» et estimé que «les dernières révélations relatives aux agissements de M. Benalla ne relèvent pas du périmètre précis fixé en juillet».

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