Un forcené abattu par le GIGN dans l’Ain après avoir tué cinq membres de sa famille dont trois mineurs

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Un homme d’une vingtaine d’années a été abattu par le GIGN ce mercredi à la mi-journée après avoir tué à l’arme blanche cinq membres de sa famille à Douvres (Ain), ont indiqué des sources concordantes. Le jeune homme s’était retranché la veille au soir, vers 23 heures dans la maison où réside cette famille recomposée, dont il faisait partie.

Parmi les victimes figurent son père, sa belle-mère mais également trois mineurs : deux adolescentes – sa sœur et la fille de sa belle-mère – ainsi que l’enfant, en bas âge, de son père et de sa belle-mère.

Le suspect était armé d’un fusil et d’un katana (sabre japonais) quand les gendarmes sont intervenus avec le renfort du GIGN, a précisé une source proche du dossier. « Les négociateurs ont essayé de rentrer en contact avec lui toute la nuit, en vain, et l’assaut a été donné dans la matinée », a déclaré cette source. Selon nos informations, c’est lui-même qui a appelé les gendarmes mardi, pour leur dire qu’il s’en était pris à sa famille.

La gendarmerie a précisé que des constatations étaient en cours. Un large périmètre a été tendu autour du centre de ce village d’un millier d’habitants, dont les accès ont été bouclés. Une centaine de gendarmes, dont certains proviennent du groupement de l’Ain, de l’antenne du GIGN, et des techniciens d’investigation criminelle étaient sur les lieux. Le parquet de Bourg-en-Bresse n’a pas souhaité s’exprimer sur l’affaire à ce stade. Il devrait publier un communiqué de presse en fin d’après-midi.

Une famille installée en 2020

Selon le maire de Douvres, petite commune voisine d’Ambérieu-en-Bugey, cette famille résidait dans la maison depuis juillet 2020 et « commençait à s’investir dans le village ». Une connaissance de la famille a indiqué sur place que l’auteur de la tuerie avait 22 ans et travaillait dans une enseigne de restauration rapide dans une ville voisine. Les pompiers étaient déjà intervenus à son domicile par le passé car il n’avait pas pris son traitement et devenait violent.

« Ce matin à 8h30, les gendarmes m’ont demandé de ne pas ouvrir mon bar », a raconté à l’AFP Tania, trentenaire qui tient le café du village depuis mars. « La mère d’une des victimes m’a appelée pour me dire qu’elle n’arrivait pas à joindre sa fille depuis hier », a ajouté la commerçante.

Ce drame constitue l’une des tueries familiales les plus meurtrières en France ces dernières années. En octobre 2020, un père avait tué sa femme, ses deux enfants et deux neveux à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis).

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