suivez en direct l’audition de Gérald Darmanin et Amélie Oudéa-Castéra au Sénat

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Incidents au Stade de France : le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, cible des oppositions

La polémique sur les incidents du Stade de France se poursuit, mercredi, côté politique, alors que le ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin, et la ministre des sports, Amélie Oudéa-Castera, seront auditionnés à 17 heures par le Sénat.

Le président de la commission des lois du Sénat, François-Noël Buffet (LR), a dit, mercredi, sur Franceinfo attendre d’eux « un discours de clarté » et « presque un discours de vérité », en particulier sur le nombre de faux billets. Pour lui, ils doivent expliquer « sur quelle base ils se fondent » pour avancer ces chiffres.

Pour Marine Le Pen, « les faits sont gravissimes et le mensonge du ministre est gravissime ». « Dans n’importe quelle démocratie, face à un fiasco pareil (…) il [le ministre de l’intérieur] devrait de lui-même considérer qu’il doit partir », a-t-elle déclaré sur France 2, avant d’écrire sur Twitter qu’il « devrait démissionner ».

« M. Darmanin est dans le syndrome de Cologne [qui] est la volonté de nier, contre toute évidence, des actes de violence dès lors qu’ils sont commis par des immigrés », a ensuite affirmé Mme Le Pen, lors d’une conférence de presse donnée à Calais en fin de matinée.

Selon Gérald Darmanin, « 30 000 à 40 000 supporters anglais se sont retrouvés au Stade de France, soit sans billet, soit avec des billets falsifiés ». « Un ministre qui ment, c’est une mauvaise nouvelle et pas de bon augure pour le quinquennat qui s’annonce », a commenté l’eurodéputé LFI Manuel Bompard, bras droit de Jean-Luc Mélenchon, sur Franceinfo.

Le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau, a de son côté demandé sur Europe 1 au président de la République « d’intervenir dans ce débat, parce que c’est trop grave », mettant en avant « l’image de la France dans le monde ».

« Le gouvernement s’est saisi du sujet, les ministres compétents. On fait les réunions qui s’imposent et les rapports ont été commandés, la clarté sera faite. Moi, je ne suis pas commentateur », avait répondu, mardi soir, Emmanuel Macron.

Interrogé sur BFM-TV, mercredi, l’ex-président François Hollande a fait le constat d’« images, de comportements, de faits qui sont inexcusables ». Il a salué « la bonne démarche » d’une audition par les sénateurs qui vise selon lui non pas à « incriminer » mais « éviter que ça se répète ».

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