Sortir du nucléaire et Greenpeace « claquent la porte » du débat public sur l’atome

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Chaises vides : le réseau Sortir du nucléaire et l’ONG Greenpeace « claquent la porte ». Déplorant « une mascarade démocratique », les deux collectifs hostiles à l’atome refusent de participer à la suite du débat public sur la relance ou non du nucléaire en France. Problème de calendrier, critiquent-ils dans un communiqué, mardi 24 janvier : « Malgré les efforts et alertes des organisateurs du débat public, le gouvernement s’est employé à saper le travail de consultation pour mieux faire passer en force son programme nucléaire. »

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Le même jour, le Sénat adoptait en première lecture le projet de loi de l’exécutif pour accélérer les procédures administratives en vue de nouveaux réacteurs – le gouvernement en espère au moins six, dont deux d’abord à Penly (Seine-Maritime). Soit un peu plus d’un mois avant la fin de la concertation à ce sujet ; une étape incontournable, puisque le maître d’ouvrage, EDF, avait obligation de saisir la Commission nationale du débat public (CNDP).

Encore quelques soirées à thème

« Il nous faut respecter le débat public », a déclaré mardi la ministre de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher. Pour autant, son entourage n’en endosse pas la responsabilité : « Ce n’est pas au gouvernement de faire la promotion de ce débat mené de manière indépendante par la CNDP », dit-il au Monde.

Après un lancement en octobre 2022, il reste encore quelques soirées à thème autour de l’atome : sur le coût et le financement (à Lille, jeudi 26 janvier), sur les incertitudes climatiques et géopolitiques (à Lyon, le 2 février), sur la place de la société dans les décisions (à Tours, le 16 février). Clôture en simultané à Paris, à Rouen et en ligne, le 27 février.

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Le choix d’engager ou non des chantiers attendra encore la future loi de programmation sur l’énergie et le climat, prévue pour le second semestre. Le projet de loi sur les simplifications administratives contient pourtant déjà un amendement visant à biffer l’objectif de réduire la part du nucléaire à 50 % de l’électricité nationale. Ce qui « revient à considérer comme sans intérêt (…) les interrogations, les remarques et les propositions faites lors du débat public en cours », était-il souligné dans un précédent communiqué, le 18 janvier. Celui-ci était signé par Chantal Jouanno, présidente de la CNDP, et Michel Badré, président du débat en question.

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