Pour préparer le «Conseil national de la refondation», Macron convoque un dîner mardi soir à l’Élysée

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À cinq jours des élections législatives, le président de la République est entouré d’Élisabeth Borne et de plusieurs ministres.

Mettre sur pied une nouvelle structure. C’est peu ou prou ce qu’Emmanuel Macron tente de faire mardi soir en convoquant sa chef de gouvernement et quelques ministres autour d’un dîner à l’Élysée, selon les informations du Point confirmées de sources concordantes au Figaro. Parmi ces derniers, Olivier Véran, nouveau ministre chargé des Relations avec le Parlement et la Vie démocratique et Olivia Grégoire, porte-parole du gouvernement. Avec en ligne de mire, l’installation rapide d’un organisme : le «Conseil national de la refondation», annoncé en fin de semaine dernière par Emmanuel Macron dans un entretien à la presse quotidienne régionale.

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Dans cette interview, le chef de l’État souhaitait «réunir» la nouvelle instance rapidement pour répondre aux «cinq objectifs (de) la campagne» : «L’indépendance, le plein-emploi, la neutralité carbone, les services publics pour l’égalité des chances et la renaissance démocratique avec la réforme institutionnelle.» Pour Emmanuel Macron, ce «CNR» devrait se constituer «avec les forces politiques, économiques, sociales, associatives, des élus des territoires et des citoyens tirés au sort».

Une comparaison assumée avec le «Conseil national de la Résistance»

L’occasion aussi d’annoncer qu’il lancera lui-même ce «Conseil» après les législatives. Avec deux grandes ambitions. D’abord, «ce sera l’instance dans laquelle (le gouvernement) fera vivre (les) réformes» dont celles de pouvoir d’achat et des retraites. Ce doit être enfin l’espace où le locataire de l’Élysée doit mettre en pratique sa «nouvelle méthode». Et la comparaison avec le «Conseil national de la Résistance», lancé par Jean Moulin en 1943, est parfaitement assumée par le chef de l’État. «Nous vivons un temps comparable. Nous sommes dans une ère historique qui impose de changer profondément de modèle, et puis, la guerre est là», analysait Emmanuel Macron.


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