« On n’a jamais mobilisé autant de moyens aériens », affirme Élisabeth Borne

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Dans le détail, les pompiers pourront s’appuyer sur deux hélicoptères bombardiers d’eau de plus. Un effort qui, a-t-elle souligné, traduit l’engagement pris par Emmanuel Macron en juillet : « Lorsque le président de la République est venu en Gironde, il avait annoncé qu’on allait renforcer nos moyens d’interventions. Depuis, on est passé de deux hélicoptères bombardiers d’eau à neuf aujourd’hui et d’ici à la fin de la semaine, à onze. »

« Les bénévoles n’en peuvent plus »

Autre levier activé : la solidarité européenne. En effet, l’envoi de deux Canadair grecs, attendus dans les prochaines heures à Mérignac, et d’avions suédois, a été acté par la Première ministre. Par ailleurs, la Pologne va envoyer 146 pompiers, la Roumanie 77, l’Autriche 73, et 65 pompiers allemands sont arrivés jeudi en fin d’après-midi à Hostens. Alors que les élus locaux ne cessent d’alerter sur la faiblesse de leurs équipements, Élisabeth Borne a été formelle : « On n’a jamais mobilisé autant de moyens aériens. »

Ce jeudi, au-dessus d’Hostens, le ballet des hélicoptères et des Canadair n’a connu aucun répit. En particulier à Saint-Symphorien, dans le village voisin. Si le maire Bruno Gardère salue l’arrivée de ces renforts, il ne cache cependant pas sa lassitude. « Les bénévoles sont sur le feu de « Landiras 1 », comme l’appellent les pompiers, depuis le 12 juillet. Nous limitons leur nombre pour éviter les accidents. Il faut des personnes qui connaissent le massif forestier, qui ne prennent pas de risques dans la tourbe, ni avec les pins qui tombent. C’est très dur, les bénévoles n’en peuvent plus. »

Jeudi, c’est la vigilance de l’un d’entre eux qui a permis d’empêcher la propagation des flammes au village. Trois Canadair, un hélicoptère et des pompiers au sol ont réussi à neutraliser la menace. Mais le soulagement n’a été que de courte durée. À peine, ce foyer éteint qu’un autre surgissait un peu plus loin…

Plus tôt dans la matinée, Bruno Gardère a demandé à Élisabeth Borne « un fonds d’urgence » pour les petites communes. Et à la préfecture le soutien de l’armée, « pour nous aider à surveiller le feu et que les bénévoles puissent se reposer ». En fin de journée, le maire de Saint-Symphorien résumait l’état d’esprit ambiant : « On n’est à l’abri de rien, on croise les doigts. On va attendre la pluie. »

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