notre auditrice Dolorès “n’en veut pas à Élisabeth Borne” et explique avoir voulu “lancer un appel”

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“Je me suis sentie comme une tache pour la société française”. Voilà ce que dit Dolorès, auditrice de France Bleu Azur dans “Ma France” ce mercredi, au lendemain de son échange avec Élisabeth Borne à propos de l’allocation adulte handicapé. Mardi, alors que la Première ministre était l’invitée exceptionnelle de Wendy Bouchard dans “Ma France”, Dolorès avait interpellé la Cheffe du gouvernement sur sa situation. Elisabeth Borne lui a répondu qu’elle devrait, peut-être, “reprendre une activité professionnelle”. Une réponse qui a suscité les critiques de la gauche et d’associations œuvrant pour le handicap. 

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“Je n’en veux pas du tout à Elisabeth Borne” – Dolorès, dans “Ma France” 

“Je me suis sentie comme une tache pour la société française”, confie ce mercredi Dolorès à Wendy Bouchard dans Ma France. Revenant sur l’ampleur prise par la polémique qui a suivi la séquence, Dolorès assure : “Je n’en veux pas du tout à Elisabeth Borne, je n’en veux pas du tout à cette femme”. L’auditrice de 56 ans a raconté la façon dont elle avait vécu l’échange avec la Première ministre. 

Le besoin, c’est de se sentir des êtres humains à part entière

“Peut-être que oui, j’ai mal pris la réponse, qui n’était pas ce que j’attendais”, a confié Dolorès. “Ma seule attente, c’était qu’elle me dise, ‘Oui madame,  le dossier de la déconjugalisation de l’AAH va être ouvert'”, a-t-elle dit. “Je me suis focalisée sur sa réponse sur le travail, parce qu’on m’a fermé les portes en raison de mon fauteuil”, a-t-elle rappelé. A ce moment-là, “Je me suis sentie, si vous voulez,  comme une tache pour la société, j’ai encore du mal aujourd’hui”, confie-t-elle. Dolorès a confié avoir conscience que la Première ministre n’avait pas voulu la blesser. 

Dolorès a aussi confié avoir “lancé cet appel” car “il y a a d’autres personnes qui sont handicapées, plus précaires, plus fragiles que moi. Le besoin que nous avons, c’est de se sentir des êtres humains à part entière”, a-t-elle confié. “Moi, c’est ma belle-fille qui vient me laver, ce n’est pas normal, on ne devrait pas subir ça, le peuple français ne devrait pas subir ça”, a estimé Dolorès. “Il faut que le Président entende cet appel.”

L’échange entre Elisabeth Borne et Dolorès 

Mardi, alors que la Première ministre était l’invitée exceptionnelle de Wendy Bouchard dans “Ma France” elle a été interpellée par Dolorès à propos de la déconjugalisation de l’allocation adulte handicapée. La femme de 56 ans avait déploré le fait de ne pouvoir toucher cette aide en raison des revenus de son conjoint. Après lui avoir répondu qu’elle avait droit à des aides, Élisabeth Borne lui a suggéré de “peut-être, reprendre une activité professionnelle”. 

Très émue, Dolorès a répondu des larmes dans la voix : “J’adore quand madame la Première ministre dit de reprendre une vie professionnelle, mais vous savez quand vous arrivez en fauteuil…” Après un court silence, Elisabeth Borne lui a répondu qu’il ne fallait “pas considérer que les employeurs doivent  ferment la porte à des personnes en fauteuil roulant”, avant de lui reparler des aides possibles et du projet de déconjugalisation de l’AAH.  

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La gauche accuse la Première ministre d’avoir humilié Dolorès 

A quelques jours du Premier tour des législatives, la réponse de la Première ministre à Dolorès a été très critiquée par la classe politique. Jean-Luc Mélenchon lui a reproché d’être une “technocrate brutale” qui “humilie une femme en fauteuil”.

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Fabien Roussel, candidat aux législatives dans le Nord, a estimé que cette réponse était “glaciale”, et juge la Première ministre “insensible”. 

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“Le 15 avril 2022, M. Macron promettait de déconjugaliser l’allocation adulte handicapé. Un mois et demi plus tard, Mme Borne répond à une femme en fauteuil roulant qu’elle n’a qu’à chercher du travail”, a également réagi Ian Brossat, porte-parole du Parti communiste et adjoint à la maire de Paris.

“C’est l’histoire d’une rencontre avec un bloc de glace”, a ironisé le patron du PS, Olivier Faure. Une séquence également dénoncée par Julien Bayou, secrétaire national EELV et candidat aux législatives à Paris. Il rappelle que la Nupes propose, dans son programme, la déconjugalisation de l’AAH. 

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Elisabeth Borne critiquée par les associations

Suite à cet échange, Elisabeth Borne a aussi été critiquée par des associations agissant pour les personnes handicapées. “La Première ministre méconnaît la situation des personnes handicapées, notamment celle des personnes pour accéder à l’emploi” , a réagi sur franceinfo Stéphane Lenoir, coordinateur du Collectif Handicaps, qui regroupe les associations œuvrant en faveur des personnes handicapées. Il estime que “la Première ministre est en situation de donneuse de leçons, sans connaître la situation de la personne” dont le droit est “empêché parce qu’elle est en couple”.

“On a tous été un peu choqué, étonnés par la réaction de la Première ministre”, a confié Arnaud de Broca, le président du collectif Handicaps dans “Ma France” ce mercredi. Il a confié son sentiment de “décalage frappant” à l’écoute de cet échange. A propos de la déconjugalisation de l’AAH, il a affirmé la nécessité d’obtenir “des actes sur le sujet. Il faut passer à une vitesse supérieure”, a-t-il affirmé.

Elisabeth Borne a réaffirmé, mardi dans Ma France, la volonté du gouvernement de “déconjugaliser” l’Allocation adulte handicapé”. Mais en octobre, la majorité avait rejeté l’individualisation de l’allocation adultes handicapés des personnes en couple, au terme d’un débat mouvementé.

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