Marine Clarys, première femme guide de haute montagne dans les Alpes-Maritimes, est décédée à 35 ans

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La montagne a encore pris une vie. Marine Clarys, habitante de Saint-Martin-Vésubie et connue comme la première femme à être guide de haute montagne dans les Alpes-Maritimes, est décédée ce jeudi.

Des proches, ne la voyant pas revenir d’une sortie d’escalade prévue avec un client sur le secteur de la Cougourde, ont donné l’alerte.

Les CRS montagne ont retrouvé la jeune femme de 35 ans en fin de journée, décédée, après que la cordée a mal tourné. Le client a été retrouvé indemne.

Ancienne professeure des écoles

Marine Clarys laisse le monde de la montagne mais aussi le village en deuil. Elle était connue pour sa gentillesse, ses sourires, sa disponibilité, sa détermination et ses compétences professionnelles. Née à Nice, elle a découvert le Mercantour par les activités sportives.

Professeure des écoles en 2008, le métier “ne la satisfait pas pleinement”, comme elle l’écrit. Elle n’aura exercé que quarte ans. Poussée par sa quête de liberté, elle décide de se consacrer pleinement à la montagne.

En septembre 2017, Marine a été adoubée par ce monde très exigeant. La voilà diplômée de la prestigieuse Ecole nationale de ski et d’alpinisme (ENSA) de Chamonix.

Sur la cinquantaine de diplômés, elles ne sont que six femmes. Installée à Saint-Martin-Vésubie depuis dix ans, l’Azuréenne devient alors la première femme guide de haute montagne des Alpes-Maritimes.

“C’est un coup terrible”

La jeune femme était amoureuse de Saint-Martin-Vésubie et de la Vésubie. Comme elle a pu le montrer après le passage de la tempête Alex.

Elle avait refusé de quitter le quartier ravagé du Boréon, qu’elle habitait avec son compagnon, et incarnait la détermination et la solidarité des habitants au milieu de ce chaos.

“Elle était gentille, performante et compétente, témoigne son associé, Thierry Beunard. C’était quelqu’un de calme, de posé. Et elle connaissait bien la montagne, malgré son jeune âge. C’est un coup terrible.”

“La montagne, c’est comme ça, poursuit le guide. Un rocher qui lâche, des choses imprévisibles. Il y a des choses qu’on ne peut pas contrôler, même si on a un niveau très fort. Tous les grands alpinistes sont morts dans ce genre de situation. Et nous, les guides, sommes en tête de cordée, on prend le plus de risque. C’est un métier dangereux.”

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