Maison d’une famille vidée pendant leurs vacances : “J’ai tout mis sur le trottoir, j’assume”, explique la propriétaire

0
57

Maria A., propriétaire de la maison que louaient les époux Dard à Carcassonne, est poursuivie pour vol avec effraction. Elle “assume tout : j’ai vidé la baraque !” et se dit prête “à se défendre en justice”.

Propriétaire de la maison à Montlegun, louée aux époux Dard et à leurs deux enfants, au sein d’une SCI, Maria A. assume s’être rendue justice à elle-même en expulsant les locataires en usant de la manière forte.

“J’ai tout mis sur le trottoir, les gens sont venus se servir, le bruit d’un vide grenier s’est vite répandu jusqu’aux quartiers voisins, quant aux voitures, elles sont chez des épavistes, dont la police a les numéros”, explique sur un ton très calme et après consultation de son avocat, la propriétaire. “J’étais excédée, ce que j’ai fait, c’est innommable, c’est vrai qu’ils n’ont absolument plus rien. J’ai perdu la tête, mais je suis prête à affronter la justice”, poursuit la propriétaire qui expose les raisons de sa colère.

J’étais excédée, ce que j’ai fait c’est innommable

“Depuis octobre, nous avons prévenu les locataires que le bail se terminait en mai 2022 et qu’un état des lieux serait fait en présence d’un huissier le 16 mai. Ils m’ont fait savoir qu’ils refusaient de partir ce jour-là en avançant une obscure raison concernant la durée du bail émis par notre SCI. Selon eux, ils peuvent rester 6 ans au lieu de 3. Mais mon avocat a fait les démarches pour obtenir un avis d’expulsion, pour une audience prévue le 27 juin, or l’affaire a été reportée au mois d’octobre 2023 (suite à une contestation par l’avocate des locataires, Ndlr)”

Ils n’ont plus voulu partir

Pourquoi ne pas avoir attendu cette date, si elle pensait être dans son droit ? “Parce que si l’huissier et l’avocat sont déjà intervenus, c’est qu’il y avait quand même une raison : les loyers de février, avril, mai, et désormais juin, juillet n’ont pas été payés. Pour mon mari qui a acheté cette maison, cela signifie 950 € à débourser depuis ce temps-là, si on ne veut pas que la banque saisisse la maison. C’est le fruit de son travail de commerçant à Carcassonne. Après octobre, il y a la trêve hivernale, ça nous reportait à mai 2023, et ça, on ne pouvait pas se le permettre”. Maria A. Affirme avoir toujours eu de bonnes relations avec ses locataires, leur avoir “fait des prix”, proposé le rachat de la maison, “mais dès lors qu’il y avait cette fin de bail, ils n’ont plus voulu partir”. 

(SOURCE : L’INDEPENDANT)

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici