L’orque affaiblie dans la Seine va être guidée vers la mer par des stimuli sonores

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L’orque en difficulté dans la Seine entre Rouen et Le Havre va être euthanasié, a annoncé vendredi la préfecture de Seine-Maritime, qui indique que l’animal souffre d’une sévère pathologie.

Triste destin pour l’orque coincé dans la Seine depuis plusieurs semaines. La préfecture de la Seine-Maritime a en effet indiqué que l’animal, qui souffre d’une pathologie, allait être euthanasié pour «mettre fin à ses souffrances» et «mener des analyses poussées» sur sa maladie. 

«Les tentatives de ramener l’orque vers la mer ayant échoué, et afin de ne pas aggraver encore son niveau de stress la décision a été prise d’interrompre l’intervention en début de soirée», a expliqué la préfecture.

Après analyse, des images collectées samedi ont «amené à constater «un état de santé critique de l’animal» avec des «ulcérations et une dermatite profondes, laissant apparaître des lésions nécrotiques».

D’après les constatations de ces experts celles-ci suggèrent que «l’animal souffre de mucormycose», une maladie émergente observée sur des mammifères marins.

«Il s’agit d’une affection (…) susceptible de toucher des animaux immunodéprimés» et les experts ont confirmé que la maladie a atteint «un stade très avancé, au point qu’elle causerait d’importantes souffrances à l’animal».

Sur la base des propositions faites par un groupe d’experts et pour tenir compte de l’état de santé dégradé de l’orque, une décision avait été prise de «privilégier une méthode d’intervention douce», en l’attirant vers la mer, son milieu naturel, à l’aide de stimuli sonores, avait indiqué la préfecture dans un communiqué.

Elle visait à assurer un suivi «à distance de l’animal par le recours à un drone, coordonné avec une intervention visant à assurer une diffusion de stimuli sonores (sons émis par une population d’orques) pour attirer et guider l’animal vers la mer», son milieu naturel.

Cette solution avait été retenue à l’issue d’une réunion qui s’est tenue vendredi, sous l’autorité du préfet, associant l’ensemble des acteurs et partenaires impliqués. Selon la préfecture, pour «essayer d’identifier une solution permettant d’inciter l’animal sauvage à reprendre le chemin de la mer», un groupe de travail était réuni jeudi associant des experts nationaux et internationaux des mammifères marins.

un orque très affaibli

Mercredi dernier, la préfecture avait confirmé la présence dans la Seine de cette «orque mâle, espèce protégée et sauvage» à l’état «très affaibli». Aperçu pour la première fois le 16 mai entre Honfleur et Le Havre, près du Pont de Normandie, l’orque est «très probablement arrivée déjà affaiblie vers l’estuaire de la Seine», avait indiqué à l’AFP Gérard Mauger, vice-président du GECC, une association basée à Cherbourg missionnée par l’Office français de la biodiversité (OFB) pour l’étude et la préservation des mammifères marins en Manche. «Le pronostic vital est engagé. On est vraiment très très inquiets», soulignait-il.

La préfecture avait aussi rappelé que cet animal «n’a naturellement pas vocation à évoluer séparé de son groupe, ni dans des cours d’eau douce. Il pourrait être blessé ou malade».

Appelant à «éviter tout rassemblement ou affluence à sa proximité» qui pourrait «mettre cet animal sauvage en danger mais surtout représente un risque pour les personnes», la préfecture avait annoncé la prise de mesures d’interdiction reposant juridiquement sur un avis à la navigation, «afin que le cétacé ne soit pas approché».

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