les appels à la démission d’Élisabeth Borne se multiplient

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Après l’échec du parti présidentiel à obtenir la majorité absolue à l’Assemblée nationale, l’opposition estime qu’il faut changer de premier ministre.

Les appels à la démission se multiplient. Après l’échec du parti présidentiel à obtenir la majorité absolue à l’issue des élections législatives, Élisabeth Borne se trouve désormais face à plusieurs groupes d’opposition qui pourraient bien former une coalition et déposer une motion de censure contre celle qui vient d’être élue de justesse dans le Calvados face à la Nupes.

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Un scénario inenvisageable, selon Stanislas Guerini. Invité sur RTL, le ministre de la Transition et de Fonction publiques estime qu’elle peut «bien entendu» rester première ministre malgré la déroute de la majorité. «Quand il y a une motion de censure à l’Assemblée nationale, les uns et les autres doivent présenter un contre-projet et le faire voter, a-t-il poursuivi. Je ne vois pas l’intégralité de nos oppositions voter une même motion de censure.»

«Il n’y a plus de gouvernement Elisabeth Borne»

Alors que les résultats tombaient dimanche soir, les adversaires d’Emmanuel Macron n’ont pas tardé à dégainer : «Il va devoir en tirer les conséquences a estimé Rachida Dati. Et changer de premier ministre.» Invité sur France Inter, le député insoumis Alexis Corbière, réélu dès le premier tour en Seine-Saint-Denis, a surenchéri : «Élisabeth Borne doit partir, ça me semble une évidence. (…) De toute manière, son discours de politique générale sera minoritaire dans cette Assemblée.»

Si elle reste en poste, Elisabeth Borne doit en effet prononcer le 5 juillet prochain son discours de politique générale. L’occasion pour la chef du gouvernement de présenter aux parlementaires son programme mais surtout, d’engager face à eux sa responsabilité. Si elle ne convainc pas, les oppositions pourraient alors former une motion de censure.

Raquel Garrido, gagnante elle aussi dans le même département, face à Jean-Christophe Lagarde, estime que «logiquement, la première ministre doit remettre sa démission. (…) Il n’y a plus de gouvernement Élisabeth Borne, elle doit assumer le mauvais résultat d’En Marche.» Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, Mathilde Panot estime «possible» la déposition d’une motion de censure. «Il faut qu’on en discute avec les différents partenaires de la Nupes», tranche-t-elle. «Elisabeth Borne est disqualifiée et j’espère bien que nous arriverons à la faire partir.»

De l’autre côté de l’échiquier politique, Louis Aliot estime la première ministre «trop faible» pour «pouvoir rester». Le maire RN de Perpignan a déclaré sur France Inter : «Il y a un choix de premier ministre crucial à faire, qui permette une continuité politique et une stabilité politique qu’elle n’aura pas.»


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