Le Parlement européen valide le label vert de l’UE pour le gaz et le nucléaire, jugés nécessaires pour la transition énergétique

0
64

Les eurodéputés, réunis en session plénière au Parlement européen de Strasbourg (Bas-Rhin), ont approuvé le label vert accordé par la Commission européenne au gaz et au nucléaire, mercredi 6 juillet, au terme d’un vote serré (328 voix contre 278 voix). Ces deux sources d’énergie sont donc reconnues comme nécessaires pour lutter contre le changement climatique.

Le texte controversé, présenté en janvier par Bruxelles, classifie comme “durables” certains investissements pour la production d’électricité dans des centrales nucléaires – qui n’émettent pas de CO2 – ou des centrales au gaz, à condition qu’elles mobilisent les technologies les plus avancées. Et, pour ces dernières, qu’elles permettent de fermer des centrales à charbon bien plus polluantes.

>> Energie : pourquoi le label vert que veut accorder l’UE au nucléaire et au gaz fait débat et divise les Etats membres

Cette classification (dite taxonomie) doit aider à mobiliser des fonds privés pour mener à bien ces projets. Mais la reconnaissance de la contribution du gaz et du nucléaire dans la lutte contre le changement climatique, qui s’appuie sur la base de rapports d’experts, provoque la colère d’organisations écologistes qui dénoncent une opération de greenwashing. Le label vert était jusqu’ici réservé aux énergies renouvelables.

L’exécutif européen estime que les énergies renouvelables ne pourront pas, à elles seules, répondre à la demande croissante d’électricité, en raison de leur production intermittente. D’où le besoin, au moins à titre transitoire, de favoriser aussi l’investissement dans des moyens stables et pilotables comme le gaz et le nucléaire. La France, qui veut relancer sa filière nucléaire, et des pays d’Europe centrale comme la Pologne, qui doivent remplacer leurs centrales à charbon, soutiennent la Commission sur ce sujet.

“Je vous demande de ne pas rejeter ce fragile compromis négocié avec précaution”, a demandé aux eurodéputés le Premier ministre tchèque, Petr Fiala, dont le pays vient de reprendre à la France la présidence tournante de l’UE. “L’énergie nucléaire et le gaz provenant de pays sûrs seront les seuls moyens pour certains Etats membres d’atteindre nos objectifs climatiques communs dans les années à venir”, a-t-il plaidé lors d’un discours devant le Parlement européen.

“Si ni le Parlement ni le Conseil ne s’opposent à la proposition d’ici le 11 juillet 2022, l’acte délégué sur la taxonomie entrera en vigueur et s’appliquera à partir du 1er janvier 2023”, précise le site du Parlement européen. Le feu vert des Etats membres étant déjà acquis, les opposants ont annoncé qu’ils lanceraient une procédure en justice.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici