Le gouvernement affiche ses engagements en faveur de l’enfance

0
8

Un conseil des ministres spécial, auquel est convié un groupe d’une vingtaine de jeunes issus de la protection de l’enfance appelés à faire des propositions sur plusieurs thématiques (école, handicap, environnement, santé, numérique, accès à la culture et au sport), suivi d’un comité interministériel dédié à l’enfance réunissant une dizaine de ministres et de secrétaires d’Etat. Et pour diriger l’ensemble de la séquence, la première ministre, Elisabeth Borne.

Lire aussi : La France a encore des progrès à faire pour garantir les droits de l’enfant, selon l’Unicef

Le gouvernement entend, en ce lundi 21 novembre, au lendemain de la journée internationale des droits de l’enfant, afficher que « l’enfance est la priorité du quinquennat », et dérouler la feuille de route de chaque ministère en la matière, qu’il s’agisse de la lutte contre les violences et le cyberharcèlement, des orientations en matière de protection de l’enfance, des difficultés rencontrées par le secteur de la petite enfance, de l’égalité des chances…

La plupart de ces « chantiers » ont démarré sous le quinquennat précédent. C’est le cas, par exemple, de la démarche de contractualisation sur la protection de l’enfance, un des piliers du partenariat entre l’Etat et les départements, lancé en 2020 pour remédier aux défaillances persistantes du secteur. Quatre-vingt dix-sept départements ont déjà souscrit à ce pacte, selon le secrétariat d’Etat à l’enfance, qui repose sur une aide financière de l’Etat en échange d’engagements des départements en faveur des jeunes qui lui sont confiés. Une enveloppe supplémentaire, de l’ordre de 140 millions d’euros sur deux ans, y sera consacrée.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Protection de l’enfance : le recours à l’intérim s’accentue

La vérification des antécédents judiciaires des personnes exerçant au contact des enfants, prévue par la loi du 7 février 2022, ou la meilleure prise en charge des enfants protégés porteurs de handicap, rappelées à cette occasion, s’inscrivent aussi dans la continuité de l’action menée jusqu’ici.

Création d’un office de police spécialisé

Autre sujet brûlant sur lequel le gouvernement veut montrer son volontarisme : la lutte contre les violences sexuelles et l’inceste, qui touchent 160 000 enfants chaque année. Là aussi, l’action gouvernementale s’inscrit dans la lignée du précédent mandat, lors duquel a notamment été mis sur pied la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise), chargée d’orienter les politiques publiques sur ce sujet.

Lire aussi : Article réservé à nos abonnés Inceste et violences sexuelles : les recommandations de la Ciivise pour mieux protéger les mineurs

Deux annonces ont été faites à l’issue de ce comité interministériel à l’enfance. La première consiste en la création d’un office de police spécialisé dans le traitement des violences faites aux mineurs. A compter de janvier, il sera chargé de « coordonner les actions de la police et de gendarmerie » et « d’enquêter sur les faits les plus graves », concernant la pédocriminalité en ligne et les violences (sexuelles) envers les enfants, annonce Matignon. Soixante-dix agents doivent s’y consacrer « à terme ».

Il vous reste 29.36% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici