La candidature de Virgine Calmels à la présidence des Républicains rejetée par la haute autorité du parti

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L’ancienne numéro deux des Républicains (LR) Virginie Calmels avait annoncé au Figaro sa candidature à la présidence du parti. Mais la haute autorité de LR a décidé de rejeter, lundi 29 août, sa candidature, arguant qu’elle avait repris sa carte trop tard pour se mettre sur les rangs.

« Ne peuvent se porter candidats à la présidence du parti que les adhérents à jour de cotisation au 22 juillet 2022. Sauf erreur des services du parti, tel n’était pas votre cas », affirme le président de la haute autorité, Henri de Beauregard, dans un courrier à Mme Calmels que l’Agence France-Presse (AFP) a pu consulter.

« Aussi, après consultation de la haute autorité, je vous indique que votre candidature n’apparaît pas recevable », ajoute-t-il, expliquant qu’« il n’a pas été trouvé de motif susceptible de conduire à écarter l’application de la règle ». La date limite du 22 juillet figure dans un guide électoral, validé en bureau politique le 19 juillet, « et immédiatement mis en ligne sur le site du mouvement », rappelle le courrier.

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« Assainir un parti qui en a bien besoin ! »

Mme Calmels a aussitôt dénoncé des « manœuvres » visant à « éviter » sa candidature qui « bouscule un scénario bien huilé écrit d’avance ». « Ces tentatives pour empêcher ma candidature ne font que renforcer ma détermination à assainir un parti qui en a bien besoin ! », affirme-t-elle dans un communiqué, en annonçant une mise en demeure de son avocat à la haute autorité. « J’ai bien conscience que mon profil de femme chef d’entreprise qui ne vit pas de la politique dérange », ajoute-t-elle, en regrettant aussi de ne pouvoir prendre la parole au campus de rentrée des jeunes LR, les 3 et 4 septembre à Angers, « alors que l’autre candidat déclaré Eric Ciotti participera à une table ronde ». Mme Calmels avait annoncé sa candidature le 23 août, sur une ligne « équilibrée » et « à l’épicentre des différents courants de LR ».

Représentante de la sensibilité libérale au sein du parti de droite, Mme Calmels avait été limogée de son poste de numéro deux en juin 2018 par Laurent Wauquiez, alors président du parti, et en conflit ouvert avec elle. L’ancienne directrice générale d’Endemol monde s’était alors écartée de la politique, rejoignant en 2019 le groupe immobilier de luxe Barnes, avant de lancer en 2020 une école du numérique.

L’élection du président de LR est programmée pour le week-end du 3 décembre. Les candidats potentiels ont jusqu’au 3 octobre pour déposer leurs parrainages. Le député des Alpes-maritimes Eric Ciotti et le maire d’Orléans, Serge Grouard – qui a plaidé pour un « accord de gouvernement » avec la majorité présidentielle –, sont déjà candidats. Le député du Lot Aurélien Pradié pourrait aussi se présenter, sur une ligne plus sociale.

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Le Monde avec AFP

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