EXCLU LA DEPECHE. Sac poubelle sur la tête, il agresse une mère de famille dans son lit : récit d’une nuit terrifiante

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l’essentiel
Film d’horreur dimanche à Revel. Alcoolisé, un homme de 36 ans s’est introduit chez une jeune mère de famille en pleine nuit, un sac-poubelle sur la tête avant de mimer l’acte sexuel. Devant le tribunal correctionnel de Toulouse, cet individu immature n’a su s’expliquer.

Les bras croisés sur son polo blanc quand sa main ne couvre pas son visage, Sebastien se cache, au propre comme au figuré devant le tribunal correctionnel de Toulouse. Une jolie jeune femme de 23 ans, très calme, l’observe. Ni larme ni énervement quand cette mère de deux très jeunes enfants raconte son cauchemar. “J’ai cru que je rêvais mais non…”

Dimanche, cette femme dormait dans sa maison de Revel. Sa petite fille de 3 mois, allongée dans un lit bébé et sa sœur, 2 ans, se trouvait dans la chambre à côté. “La petite s’est mise à hurler. Je me suis réveillé et j’ai vu une forme noire devant moi. Et deux yeux, deux trous en réalité…”

Sous un sac-poubelle (!), Sebastien s’est alors mis à califourchon sur la jeune femme, lui a pris violemment les poignets et a mimé un geste sexuel par des gestes du bassin. “J’ai hurlé. Puis je lui ai parlé. Il me disait de ne pas avoir peur, qu’il m’aimait depuis 2 ans… Il sentait l’alcool.”

Dans le box, ce chef d’équipe dans le nettoyage cherche à disparaître. Il sèche même des larmes. Sa victime, d’un calme remarquable, raconte encore : “Je lui ai parlé. Il m’a dit qu’il était amoureux, que je le connaissais. Je ne comprenais pas. Je lui ai dit d’enlever le sac. Il ne voulait pas. À force, il m’a lâché, s’est assis au bord du lit, m’a parlé de mon ancien petit copain, de l’argent qu’il me devait… Il a fini par partir. J’ai calmé la petite et appelé les gendarmes. Je ne savais plus où j’en étais. J’ai tout fermé. Il a essayé de revenir. Pas la chambre de ma fille, puis il est passé par le garage. Il a fini par repartir. C’était long, au moins une demi-heure en tout.”

Les gendarmes l’ont arrêté au bout de l’impasse. “Je ne comprends pas ce qui m’a pris”, s’excuse cet homme de 36 ans. La présidente Myriam Viargues s’inquiète, cherche de précisions. “Je ne suis pas capable d’expliquer; Je veux m’excuser.”

La victime : “Pour moi, il n’est rien”

La mère et le père de la victime, avec qui il a travaillé, l’observent, inquiets et en colère. Leur fille, sans haine ne comprend pas. “J’ai travaillé avec son ancienne compagne. J’ai dû lui payer le café une ou deux fois, bonjour, bonsoir. Pour moi, il n’est rien.”

Son avocat Me Brice Zanin s’inquiète :” Comment sait-il pour son ex-copain ? Pourquoi l’a-t-on déjà vu dans l’impasse où vit cette jeune femme ?” Il suggère une préméditation, une surveillance très malsaine. “L’alcool lui donne de la force. Il se sent pousser des ailes, il se désinhibe”. L’avocat appuie devant le tribunal : “Imaginez : 5 heures en pleine nuit, vous dormez, vous vous réveillez et il est là, deux yeux qui sortent d’un sac-poubelle… Imaginez !”

Le parquet veut “plus que de soins, forcément nécessaires”. “Les faits sont trop graves. Il ne peut pas rentrer chez lui, comme s’il ne s’était rien passé.” Le magistrat requiert 30 mois de prison dont 12 avec sursis probatoire et un mandat de dépôt. “Excessif ! Surtout cela n’a pas de sens”, répond Me Cécile Bordes-Escaich, en défense. “Ce qu’il faut c’est le soigner. Ses problèmes d’alcool, son mal-être.” Et l’avocat tacle la partie civile : “Préméditer ? Préméditer quoi ? L’expert psychiatre le dit : il est totalement immature, incapable de se projeter. C’est triste mais c’est avant tout un pauvre type.”

Sébastien, regardant enfin sa victime, s’excuse encore : “Suis désolé pour le mal que j’ai fait”.

Le tribunal l’a condamné à 30 mois de prison dont 12 avec sursis probatoire avec une obligation de soins et une interdiction de contact avec sa victime. Il est maintenu en détention.  

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