Emplois de l’ex-épouse d’Eric Ciotti : le Parquet national financier ouvre une enquête pour détournement de fonds publics

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Après la publication d’articles selon lesquels l’ex-épouse d’Eric Ciotti aurait cumulé plusieurs emplois à l’Assemblée, à Nice et au département, une enquête préliminaire a été ouverte pour détournement de fonds publics, a annoncé, mardi 22 novembre, le Parquet national financier (PNF), confirmant une information de BFM-TV.

Cette enquête, également ouverte pour abus de confiance et recel de ces infractions, « a pour but de vérifier le bien-fondé des éléments parus dans la presse », a précisé cette source.

La semaine dernière, Le Canard enchaîné avait affirmé que l’ancienne épouse du député des Alpes-Maritimes avait cumulé divers emplois auprès du député ou d’alliés politiques : attachée de presse de Christian Estrosi, elle était en 2007 devenue attachée parlementaire d’Eric Ciotti lorsqu’il avait été élu à l’Assemblée, outre un emploi au conseil départemental des Alpes maritimes, où elle « étend ses compétences » lorsque son époux en prend la présidence, en 2008.

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L’article révélait également qu’elle était devenue directrice adjointe du maire de Nice avant d’intégrer l’équipe de pilotage de la communauté urbaine, exerçant ces responsabilités jusqu’en 2011. A l’Assemblée son contrat a pris fin en 2016 mais elle a également, entre 2014 et 2016, exercé des responsabilités dans la commune de La Colle-sur-Loup, et eu un emploi au diocèse de Nice entre 2012 et 2014, assurait encore l’hebdomadaire satirique.

« Dans les deux cas, le cumul d’activité n’a jamais dépassé quarante-quatre heures par semaine », a répliqué M. Ciotti dans un communiqué, en se disant « bassement attaqué » à la veille de l’élection pour la présidence des Républicains (LR) au début de décembre. Le député a expliqué avoir employé Caroline Magne comme collaboratrice parlementaire « à temps très partiel » et « dans le strict respect des lois et règlements ». Son emploi « en circonscription » atteignait « 5 h 25 par semaine », a-t-il assuré. Quant à celui à la mairie de La Colle-sur-Loup, « la durée de travail hebdomadaire n’a jamais dépassé neuf heures par semaine », a-t-il précisé.

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Le Monde avec AFP

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