Devant les maires de France, Emmanuel Macron redouble d’amabilités

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En « déambulant » dans les travées du Salon des maires et des collectivités locales, mercredi 23 novembre, à Paris, le président de la République, Emmanuel Macron, a confié à des journalistes qu’il ne souhaitait plus faire de discours, « parce que, sinon, a-t-il justifié, j’ai l’impression de faire toujours le même discours. Je suis plus utile sur le terrain, à venir sentir, entendre, écouter ». D’où la déambulation de quatre heures parmi les 1 200 exposants, organismes et entreprises du salon. Et « c’est le rôle de la première ministre », Elisabeth Borne, de conclure le congrès, l’événement politique organisé par l’Association des maires de France (AMF), jeudi.

Pourtant, un discours, il y en a bien eu. Mercredi soir, à l’Elysée, devant un millier de maires triés sur le volet, le chef de l’Etat y a consacré quarante minutes. De l’empathie, du concret, de la considération ; il a redoublé d’amabilités pour ses interlocuteurs.

Pendant le premier quinquennat, les élus locaux ont dénoncé des relations tendues. Et, même si le ton de l’exécutif a changé depuis, les difficultés financières accrues des maires ne contribuent pas à les apaiser.

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« On a vécu ensemble les crises, les “gilets jaunes”, le Covid, maintenant la guerre, la crise énergétique, avait rappelé Emmanuel Macron un peu plus tôt en visitant le salon. J’ai traversé ces crises avec les maires à mes côtés. Je sais ce que je leur dois. J’ai beaucoup appris d’eux les cinq premières années. » Plus froidement, un haut responsable de l’AMF relève que, sans majorité au Parlement, « le gouvernement ne peut pas avoir plusieurs fronts. Il est donc incité à mieux respecter, dialoguer avec les maires ».

Violence croissante sur le terrain

Quoi qu’il en soit, mercredi soir, il ne fut question que de « confiance », de « reconnaissance » et de remerciements. Dans son allocution à l’Elysée, le chef de l’Etat a longuement évoqué les problèmes du quotidien des maires, eux qui sont, a-t-il reconnu, « à l’avant-garde » des tensions qui travaillent le pays.

L’enquête réalisée par le Centre de recherches politiques de Sciences Po pour l’AMF l’a montré : les élus locaux sont très exposés. Plusieurs de ceux qu’Emmanuel Macron a rencontrés dans l’après-midi ont témoigné de la violence croissante sur le terrain. « Il y a quelque chose dans nos sociétés, qui, en quelque sorte, devient fou », s’est alarmé le chef de l’Etat le soir, en constatant que « la violence s’installe dans nos sociétés ». Assurant de sa « solidarité » les édiles agressés, il a promis d’imposer « une réponse régalienne d’autorité » et « un travail d’éducation en profondeur », allant jusqu’à parler de « rééducation ».

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