«Comment il peut oser dire ça ?» A Montargis le «ni-ni» de Blanquer laisse amer – Libération

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Reportage

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Élections législatives 2022dossier

Au lendemain de l’élimination dès le premier tour de l’ancien ministre de l’Education nationale de la législative dans la 4e circonscription du Loiret, les électeurs goutent peu sa diatribe mettant dans le même sac l’extrême droite et l’extrême gauche.

Attablé au soleil à une terrasse à deux pas de la gare de Montargis (Loiret), Philippe, les cheveux gris en brosse s’adonne à son rituel du lundi. Le sexagénaire, accompagné de quelques camarades débriefe l’actualité autour d’un café et de quelques tickets à gratter. D’habitude, ça parle surtout foot, mais ce lundi, c’est la politique qui les anime, lendemain d’élection oblige. «Il a pris une de ces taules l’autre», glisse Thierry qui se dit «communiste de père en fils». «L’autre», c’est l’ancien ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, candidat pour la première fois à une élection dans la 4e circonscription du Loiret et éliminé dès le premier tour à 189 voix près, en ne recueillant que 18,89 % des suffrages. «Il repart aussi vite qu’il est venu, il aura même pas eu le temps de faire le tour de la ville, ironise Philippe, pas franchement fan du candidat de la majorité présidentielle. On ne va plus en entendre parler maintenant…»

Mais même éliminé, Blanquer fait encore parler de lui dans les rues de Montargis. La faute à sa réaction post-défaite. Dans la foulée…

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