Bruno Le Maire se dit prêt au « compromis » sur le budget rectificatif ; « Nous assumons de tenir les comptes », insiste Gabriel Attal

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Budget rectificatif : Bruno Le Maire affirme que le gouvernement est prêt au « compromis » avec les oppositions mais rejette l’idée de « milliards d’euros de taxes supplémentaires »

Les débats ont commencé dans l’hémicycle. Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a pris la parole pour ouvrir la discussion générale sur le texte et présenter ses enjeux.

Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) pour 2022, examiné par les députés, doit permettre d’assurer le financement des mesures sur le pouvoir d’achat et compléter l’arsenal souhaité par l’exécutif pour lutter contre l’inflation. C’est dans ce texte que la suppression de la redevance audiovisuelle est inscrite, ainsi que le prolongement de la ristourne à la pompe de 18 centimes sur le prix du carburant par l’Etat, ou encore le financement de la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires comme la prolongation des boucliers tarifaires.

« Nous sommes prêts à discuter », a assuré M. Le Maire en déclarant : « Il y a des marges de discussion sur le texte que nous vous proposons. » Il a justement cité le fait que le gouvernement était prêt à augmenter le montant de la ristourne accordée par l’Etat sur le prix du carburant à la pompe. Les députés Les Républicains (LR) et le gouvernement sont, en effet, en passe de trouver un accord pour que son montant soit réévalué autour de 30 centimes.

Vantant l’« esprit de compromis pour améliorer » les mesures sur le pouvoir d’achat portées par le gouvernement dans ce budget rectificatif, le ministre de l’économie a également affirmé que la majorité faisait d’autres pas vers les oppositions, spécifiquement la droite, en ayant validé en commission par voie d’amendement l’augmentation du plafond de l’exonération des heures supplémentaires de 5 000 à 7 500 euros ou encore la possibilité de racheter des RTT, qui n’étaient pas dans le projet de loi originel.

En revanche, il a rappelé les limites du gouvernement et de Bercy sur les apports qui pourraient être faits au texte dans l’Hémicycle : le refus de mettre en place de nouvelles taxes, comme le réclament des « dizaines d’amendements déposés, qui conduiraient à des milliards d’euros de taxes supplémentaires ».

Enfin, au sujet de la taxation des superprofits, demandée par l’ensemble des oppositions mais aussi par une partie des bancs du camp présidentiel, M. Le Maire, qui s’est félicité de l’annonce faite ce matin par Total d’appliquer une remise supplémentaire à la pompe jusqu’à décembre, a avancé : « Je ne conteste pas que certains secteurs font des bénéfices importants. Mais je considère que, plutôt qu’une taxe, il est mieux que les entreprises contribuent volontairement. » « Une taxe n’a jamais amélioré la vie de nos compatriotes. Ils ont besoin d’argent dans leurs poches, pas dans les poches de l’Etat », a-t-il ajouté.

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