Au sein du parti Les Républicains, Eric Ciotti tente de maintenir une unité fragile

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Lors de ses vœux pour 2023, mardi 24 janvier, Eric Ciotti n’a pas eu un mot pour les socialistes. Logique, même si le nouveau président du parti Les Républicains (LR) aurait pu remercier l’autre grande formation de gouvernement d’occuper le terrain médiatique à force de compter et recompter les bulletins obtenus par Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol lors du scrutin interne du 19 janvier.

Quand la maire du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati, conseille avec un grand sourire aux journalistes présents d’écrire plutôt sur les malheurs du PS, d’autres membres de la nouvelle direction de LR exhument l’expression toujours utile « quand je regarde je me désole, quand je me compare je me console ». Plus de neuf mois plus tard, les 4,78 % de Valérie Pécresse au premier tour de la dernière présidentielle font toujours mal, et il est bon de se consoler un peu…

Promis, les tensions entre Eric Ciotti et le sénateur de Vendée Bruno Retailleau, son adversaire malheureux de décembre 2022 lors du congrès de LR, appartiennent donc au passé. Un passé tout frais, certes. Après des jours de câlinothérapie avec les « retaillistes » de la part du président du parti, la paix des braves a été entérinée mardi matin dans le bureau du président (LR) du Sénat, Gérard Larcher. « Pour être honnête, j’ai été surpris de la réaction de Bruno Retailleau la semaine dernière, avoue Eric Pauget, député des Alpes-Maritimes et vieux compagnon de route du patron de LR. Depuis son élection, Eric Ciotti n’a pas arrêté de discuter avec [le vice-président de LR] Aurélien Pradié et lui, notamment sur la thématique des retraites. Dans l’organigramme, on retrouvait la plupart de leurs proches. »

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Mais le compte n’y était pas pour M. Retailleau et ses proches, mal servis à leur goût dans le nouvel organigramme. « Nos accords ne sont pas respectés. Je le regrette. La confiance est le préalable indispensable au rassemblement », déplorait-il, le 18 janvier, dans un message sur Twitter, la nouvelle direction à peine dévoilée.

Depuis ses 46,3 % du 11 décembre 2022, le chef de file des sénateurs LR n’hésite plus à montrer les muscles et il force sa nature courtoise. Selon ses soutiens, il ne s’agit pas de réclamer quelques hochets mais de « respect et de confiance ». « Il s’agit surtout d’une petite incompréhension dans un premier temps et cela reste anecdotique, veut croire le jeune porte-parole du parti, Guilhem Carayon. Nous arrivons à un moment de notre histoire où nous sommes trop faibles pour nous diviser. »

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