au pays des «combinazione», un homme de devoir opposé aux intrigues de partis

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Le président du Conseil italien Mario Draghi à la fin de sa prise de parole, au Parlement, à Rome, jeudi 21 juillet. FABIO FRUSTACI/AFP

PORTRAIT – Croyant à sa bonne étoile, le président démissionnaire du Conseil italien pensait pouvoir moderniser son pays, mais a été rattrapé par le système politique.

À Rome

Ce mercredi 20 juillet 2022, Mario Draghi se trouve, à 74 ans, aux prises avec le dilemme le plus cornélien de sa vie. Doit-il écouter son cœur, qui lui dit de s’enfuir au plus vite du marigot de la politique italienne, en confirmant sa démission pour éviter de se trouver à la tête d’un gouvernement impuissant ? La tentation est grande. Mais ce serait précipiter le pays dans des élections anticipées début octobre et dans la mâchoire des marchés financiers à la veille d’un relèvement des taux de la BCE. Et faire un tel cadeau à Poutine. Ou doit-il, une fois encore, répondre à son sens du devoir, et aux appels incessants à la responsabilité qui viennent du président de la République, du pays tout entier et, bien au-delà, de Bruxelles, de Paris, de Berlin, de Washington? Des appels à rester à son poste qui l’ont profondément touché.

Derrière ce dilemme, et au-delà de l’usure de l’homme fatigué des chantages partisans, c’est aussi sa trace dans l’histoire qui se joue, comme l’expliquait…

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