Affaire Adrien Quatennens : son épouse l’accuse de violences anciennes et répétées, LFI plonge dans la crise

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Depuis des semaines, les « insoumis », Jean-Luc Mélenchon le premier, préparaient les esprits au retour d’Adrien Quatennens à l’Assemblée nationale. Tous imaginaient des manières de rendre acceptable la venue dans l’Hémicycle du député du Nord, qui a lui-même reconnu, mi-septembre, des violences sur son épouse.

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Tout cela s’est fracassé, mercredi 23 novembre, sur la prise de parole de Céline Quatennens, qui n’avait manifestement pas eu son mot à dire dans ce rapide processus de réhabilitation politique. « Cela fait plusieurs années que je subis ses colères, ses crises, des violences physiques et morales, a expliqué la jeune femme à l’Agence France-Presse. Au cours de ces dernières années, j’ai voulu le divorce à trois reprises, à chaque fois sous la pression je suis revenue en arrière ».

Ces propos tranchent avec ceux tenus par Adrien Quatennens, le 18 septembre, évoquant une gifle « dans un contexte d’extrême tension et d’agressivité mutuelle ». « Une version très personnelle », a réajusté Céline Quatennens. « Il m’est désagréable que mon mari minimise les faits publiquement, en jetant le discrédit sur ma personne », a-t-elle ajouté.

Une semaine plus tôt, Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise (LFI) à l’Assemblée nationale, l’assurait encore : « Oui, nous assumons de discuter pour accompagner le retour d’Adrien Quatennens. Dans le groupe, tout le monde est d’accord pour dire qu’Adrien Quatennens ne doit être ni exclu du groupe ni qu’on demande sa démission. » Plus encore peut-être que le calendrier politique, c’est le cheminement judiciaire de l’affaire Quatennens qui a dicté le rythme de ces révélations.

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Le député est convoqué par le procureur de la République de Lille le 13 décembre pour une reconnaissance préalable de culpabilité. Une procédure vue par son avocate, Jade Dousselin, comme la preuve que les charges les plus graves n’ont pas été retenues contre lui. Par la voix de cette dernière, Adrien Quatennens a « démenti absolument », mercredi, les accusations de son épouse.

Etats d’âme et discrets pas de côté des féministes

« Aucuns faits de violences répétées ni de harcèlement, évoqués ce matin par Céline Quatennens, n’ont été retenus par le parquet », a argumenté Me Dousselin, attribuant en parallèle, sur BFM-TV, la prise de parole de la jeune femme à des motivations financières et de garde d’enfant. En faisant entendre sa version des faits, Céline Quatennens met à mal la version d’un incident isolé, clé de voûte de l’argumentaire des « insoumis ». « Une gifle n’est pas acceptable, mais n’est pas égale à un homme qui bat sa femme tous les jours », avait déclaré le député LFI Manuel Bompard, le 23 septembre.

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