à Cazaux, opération sauvetage des animaux laissés sur place

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Les habitants de Cazaux se sont préalablement inscrits au Parc des expositions, la structure coordinatrice.

Sabine MENET

Dès 13 heures, les particuliers se font connaître. Les premiers départs ont été annoncés pour 14 heures. « Nous avons procédé par découpage de quartiers », explique Stéphane Pelizzardi, le directeur général des services de la Ville qui, depuis mardi, coordonne la gestion du Parc des expositions.

Le bourg a été découpé en quartiers afin de gérer et encadrer les retours.


Le bourg a été découpé en quartiers afin de gérer et encadrer les retours.

S. M.

La structure a accueilli les premiers vacanciers évacués des campings dans la nuit de mardi à mercredi. Depuis, les lits de camp demeurent. Ce samedi, c’est un service spécial « évacuation des animaux » qui fait vibrer le parc dans une chaleur étouffante. Les bouteilles d’eau fraîche sont distribuées, les cafés et repas servis : de quoi rendre l’attente supportable.

« Une voiture, une escorte »

Des tables sont dressées, dédiées à chacun de neuf quartiers recensés. Les départs s’échelonneront selon l’ordre numéraire. Emmanuelle Thomas et André Favre habitent la première zone et embarquent donc dans le premier convoi. « Une voiture, une escorte policière. Ça l’a fait pour les campings hier, ça va le faire aujourd’hui », annoncent les forces de l’ordre qui regroupent police nationale, municipale et CRS. Vendredi, les vacanciers avaient pu récupérer leurs effets à bord de cars. Là, le départ en voiture individuelle est moins aisé.

Les particuliers ont quitté le Parc des expositions sous escorte policière.


Les particuliers ont quitté le Parc des expositions sous escorte policière.

S. M.

À 14 h 30, les premiers Cazalins prennent enfin le départ. « Nos voisins sont en vacances, alors on va s’occuper de leurs poules » explique Emmanuelle, en évoquant une « question de solidarité ». Hébergée avec son compagnon chez ses parents à Arcachon, elle a, comme d’autres, quitté sa maison le cœur serré.

Sur la route fermée à la circulation, les Cazalins passent devant les pompiers toujours en action.


Sur la route fermée à la circulation, les Cazalins passent devant les pompiers toujours en action.

S. M.

Allez, vite, on repart. Il y a beaucoup de monde qui attend »

« On suivait les informations, on ne pensait pas que ça prendrait une telle ampleur… Là, ça fait du bien de revoir le paysage sans cette fumée. » Dans sa voiture, le couple franchi les barrages le long de la D 112, l’unique route menant au bourg de Cazaux, passant ému devant les camions de pompiers et les hommes du feu toujours en action.

Sur place, André va abreuver et nourrir les poules. Son escorte fait partie de la police municipale gujanaise et vient lui prêter main-forte. « Allez, vite, on repart. Il y a beaucoup de monde qui attend. » L’arrêt n’aura duré que cinq minutes. « Ma maison est toujours là », souffle Emmanuelle, soulagée.

La peur du feu va rester

Sandrine a pu brièvement rentrer chez elle nourrir ses chats.


Sandrine a pu brièvement rentrer chez elle nourrir ses chats.

S. M.

À 15 heures, Sandrine Lefebvre, qui habite dans le second secteur, prend à son tour la route. « Je vais nourrir les chats errants qui viennent chez moi. Le chien et le lapin, on les a pris avec nous », explique cette infirmière qui, depuis, loge chez sa fille avec son mari et ses animaux dans un tout petit appartement.

« Je vais aussi récupérer des médicaments et quelques habits. » Au volant de sa voiture, elle reconnaît « appréhender un peu ce bref retour. » Devant les sapeurs-pompiers qui travaillent sous une chaleur écrasante elle a cette phrase. « Eux, ce sont des sacrés. » Elle confie : « la peur de feu va me rester. »

À la porte de son domicile, un sac de croquettes sous le bras, elle s’active. « On n’est pas là pour prendre une douche ! », sourit-elle.

Opération suspendue

Alors que les convois s’enchaînent, les autorités autorisent des départs groupés. Dix voitures sous une même escorte. Des cartes d’identité laissées en gage à la mairie annexe de Cazaux et 15 minutes accordées pour les retours à domicile.

Au Parc des expos, Christophe Le Moing prend son mal en patience : il relève du 8e secteur. Avec lui, Michel Reix appartient au 6e. « Je vais récupérer mon chat… et ma carte Vitale. Je ne pensais partir que pour 24 h. »

À 16 heures, peu de temps avant la suspension de l’opération, beaucoup de Cazalins attendaient leur tour.


À 16 heures, peu de temps avant la suspension de l’opération, beaucoup de Cazalins attendaient leur tour.

S. M.

Hier à 16 heures, en raison d’une reprise du feu, l’opération sauvetage des animaux a été suspendue. Elle devait reprendre plus tard, augurant d’une longue soirée.

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