jeudi, février 5

D’après les chiffres du ministère de l’Éducation nationale, sur la totalité des atteintes subies par les enseignants du second degré, les incidents graves restent marginaux. Parmi eux, plus des trois quarts sont des faits de violences verbales. En 2024, plus de 500 accidents de travail liés à des agressions physiques étaient comptabilisés chez l’ensemble des fonctionnaires de l’Éducation nationale. Un chiffre qui a augmenté de 4% par rapport à l’année précédente.

Mais difficile d’en tirer des conclusions générales. D’après le syndicat Unsa Éducation, ces incidents seraient le symptôme d’une violence sociétale qui rejaillirait sur l’école. Et les solutions sécuritaires apportées par les pouvoirs publics n’ont pour le moment pas donné satisfaction.

L’auteur d’agression est un homme dans 70% des cas

« Un établissement scolaire n’est pas un centre pénitentiaire. On ne va pas commencer à lancer des fouilles. Il faut des prises en charge psychologiques, éducatives, affirme Sébastien Decroix, secrétaire national du syndicat, à Amélie Beaucour, du service France de RFI. Pour cela, il faut une médecine scolaire qui soit à la hauteur, parce que justement, il y a plus de la moitié des postes de médecins scolaires qui ne sont pas pourvus. C’est pareil pour les psychologues de l’Éducation nationale. »

Toujours d’après le ministère, l’auteur d’agression physique est dans plus de 70% des cas un élève masculin, et les victimes, le plus souvent des enseignantes, reflet du plus grand nombre de femmes dans la profession.

À lire aussiFrance: une enseignante dans le Var poignardée par un collégien en classe

Share.
Exit mobile version