« C’est un trou dans la raquette du Code du travail », selon le ministre du travail Jean-Pierre Farandou. Gabriel Attal veut remédier a cette situation il reprend une proposition de loi LR adoptée au Sénat. Le patron du groupe EPR dénonce la volonté de LFI de bloquer son adoption et fait la promotion de son initiative sur les réseaux sociaux
« Le problème c’est qu’il y a des députés qui veulent pas de cette loi. Ils veulent tout faire capoter. On va se battre en première ligne mais j’ai besoin de vous pour en parler autour de vous, pour faire signer la pétition », explique l’ancien Premier ministre dans une vidéo.
Dans le bloc central on soutien la proposition. « La fête du travail est devenue la fête de l’angoisse, du contrôle et de l’amende. En France, on célèbre donc le travail en verbalisant les travailleurs. Il est temps de retrouver un peu de bon sens laissez les gens travailler plus pour gagner plus », a lancé à l’Assemblée nationale le député Horizons jean Mouillière.
Opposition unanime à gauche
Mais à gauche cette proposition de loi fait l’unanimité contre elle. Pas question de revenir sur la législation sur le 1er mai et les insoumis dénoncent l’alliance de circonstance entre les macronistes et le RN qui compte voter le texte.
« On voit se dessiner un axe entre Marine Le Pen et Gabriel Attal. Leur priorité c’est de remettre en cause le 1er-Mai comme jour férié », a affirmé le député LFI Thomas Portes.
La volonté de Gabriel Attal s’inscrit dans un objectif bien plus large, celui de s’adresser aux artisans et aux patrons alors qu’il se prépare pour la présidentielle 2027.
Motion de rejet tactique des macronistes
Mais coup de tonnerre à l’Assemblée ce matin, les députés ont approuvé une motion de rejet préalable du texte autorisant le travail de certains salariés le 1er-Mai, déposée par les macronistes pour éviter « l’obstruction » et accélérer son parcours législatif. Cette motion de rejet tactique des macronistes sur leur propre texte a été adoptée par 120 voix contre 105. La gauche et le Modem s’y sont opposés, contre le reste de l’hémicycle, des macronistes jusqu’au Rassemblement national.
Les groupes de gauche et la CGT ont dénoncé avant le vote un « passage en force » et une manœuvre « scandaleuse ». Ce vote a pour effet d’envoyer directement le texte devant une commission mixte députés-sénateurs. Ses soutiens espèrent que le texte puisse s’appliquer d’ici le 1er mai prochain.




