Il restera de François Patriat le souvenir de l’indéfectible soutien qu’il portait à son ami Emmanuel Macron. Il était l’un des premiers à se rallier au président en 2016. Dévoué jusqu’à « allumer un cierge dans la cathédrale d’Amiens » lors de la création du parti En Marche, alors qu’il était membre du parti socialiste depuis des années.
En juin 2026, le macroniste annonçait « ne pas se représenter » aux sénatoriales de septembre par peur du « mandat de trop » tout en maintenant « son soutien au chef de l’État ». Conseiller général de la Côte-d’Or, député et brièvement ministre de l’Agriculture sous Lionel Jospin en 2002, il a été aussi maire de la petite commune de Chailly-sur-Armançon, puis président du conseil régional de Bourgogne.
De nombreux élus saluent ses 50 années de « service au territoire ». « La République perd un de ses plus infatigables artisans », souligne Emmanuel Macron, ainsi qu’une « de ses figures les plus attachantes », complète son premier ministre, Sébastien Lecornu. Une bonhomie qui semble dépasser toute étiquette politique. Bien qu’il ait projeté la « ruine de la France » si le RN gagnait la présidentielle de 2027, Julien Odoul et Sébastien Chenu, respectivement président et vice-président du RN, ont, eux aussi, salué la mémoire de l’homme politique.



