L’attente n’aura pas été longue. Quelques heures après son discours de clôture de l’Université d’été à Blois, le Premier secrétaire du Parti socialiste avait annoncé dimanche matin aux députés de son groupe sa candidature à la primaire en vue de la présidentielle. Une candidature qu’il a officialisée quelques heures plus tard au journal de 20 heures de TF1.
« Je suis candidat à la présidence de la République, (…) parce que (…) je veux porter une France plus juste », a déclaré Olivier Faure.
C’était un secret de polichinelle. Il ne faisait guère mystère, ces derniers jours, de son intention de participer à la primaire de la gauche sociale-démocrate, lancée par son parti et Place publique.
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Depuis qu’il dirige le parti, Olivier Faure tente de rassembler la gauche et les Écologistes. Mais son choix de s’allier avec LFI pourrait lui être reproché. Pour lui pourtant, l’adversaire du PS n’est pas la formation de Jean-Luc Mélenchon. « Je n’en peux plus de cette gauche qui parle exclusivement d’un combat avec la gauche ! Moi je me bats contre la droite et l’extrême-droite ! »
Face à lui, au moins quatre candidats : les députés Jérôme Guedj et Philippe Brun, l’ancienne candidate à la présidentielle Ségolène Royal, mais aussi le favori des sondages, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann qui avait officialisé sa candidature à la primaire sur cette même chaîne il ya tout juste une semaine.
Mais pour Olivier Faure, rien n’est encore joué. « Les sondages, c’est les sondages et l’élection, c’est l’élection ! Et s’il avait fallu se fier aux sondages, Raymond Barre aurait été élu… rien ne se passe jamais comme prévu ! »
Le Premier secrétaire devra donc convaincre les socialistes encore indécis et rassembler largement autour de sa candidature.



