dimanche, février 1
Dans la section Le Monde des Bulles lors du 49e Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, le 18 mars 2022.

Certains rachats se révèlent de vrais flops. Vincent Henry, créateur de la maison d’édition La Boîte à bulles (BAB) en 2003, a publié au fil des années plusieurs centaines d’albums de BD. En 2017, il cède l’entreprise à laquelle il a voué toute sa vie à Humanoids Inc., présidé par Fabrice Giger, en espérant se développer, arriver sur le marché américain et diversifier ses albums dans l’audiovisuel. Le prix, presque inespéré pour le vendeur, est fixé à 557 000 euros. Aujourd’hui, Vincent Henry est ruiné.

Son erreur ? Avoir vendu à crédit son entreprise, basée à Tours (Indre-et-Loire). Fabrice Giger n’a versé que 41 000 euros lors de l’acquisition. Les 516 000 euros restants ne seront jamais payés. Un sérieux différend a opposé les deux hommes, chacun s’accusant de tous les maux.

Tout commence au moment où La Boîte à bulles, peu ou prou bénéficiaire depuis sa création, commence à perdre de l’argent en 2022. L’année suivante, selon Libération, Fabrice Giger reproche à Vincent Henry de ne pas avoir atteint l’objectif qu’il lui avait fixé : doubler son chiffre d’affaires pour parvenir au seuil de 1 million d’euros. Il lui fait aussi porter l’échec de l’opération commerciale des vingt ans de La Boîte à bulles.

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