
« Follow the money. » La formule, rendue célèbre par le film Les Hommes du président, sur le scandale du Watergate, en 1976, a été le leitmotiv d’une gigantesque enquête commencée en 2020 sur un trafic international de stupéfiants orchestré depuis le cossu 8ᵉ arrondissement de Paris. En suivant l’argent, les policiers de l’Office central pour la répression de la grande délinquance financière ont abouti à un homme installé à deux pas du ministère de l’intérieur et du palais de l’Elysée.
Firat Cinko, 39 ans, est bien plus qu’un simple financier occulte au « profil d’étudiant en école de commerce qui présente bien », selon les termes d’un avocat qui l’a croisé. Il est soupçonné d’avoir importé plusieurs tonnes de cocaïne depuis l’Amérique latine vers l’Hexagone en passant par les Antilles. L’affaire lui vaut un renvoi aux assises aux côtés de 22 complices potentiels, pour « trafic de stupéfiants » et « blanchiment », décidé en novembre 2025 par deux juges d’instruction parisiennes du pôle criminalité organisée. Sollicité, son avocat n’a pas souhaité commenter. Mercredi 11 février, une audience en appel est prévue pour contester les poursuites.
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