La France a enfin un budget pour 2026. Ou presque. Après l’échec, lundi 2 février, des ultimes motions de censure déposées par la gauche non socialiste et par l’extrême droite, qui n’ont recueilli respectivement que 260 et 135 voix de députés sur les 289 nécessaires, la loi de finances est désormais considérée comme adoptée. Encore quelques jours d’attente, le temps que le Conseil constitutionnel analyse le texte et en retire les articles non conformes à la Constitution, et il pourra être enfin promulgué. Il devrait entrer en vigueur autour du 10 février, avec une quarantaine de jours de retard.
Ainsi s’achève une séquence entamée dès le 15 juillet 2025, quand le premier ministre d’alors, François Bayrou, avait dévoilé ses orientations pour le budget 2026. Plus de deux cents jours de discussions ont suivi. Aux yeux de beaucoup, ils ont condensé le pire de la politique : interminables débats, reniements en série, tractations secrètes, pour aboutir à un résultat critiqué par tous. Symptomatique : en commission des finances au Palais-Bourbon, le 30 janvier, le projet définitif a été rejeté à l’unanimité des rares députés présents.
Il vous reste 85.47% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



