dimanche, mars 22

  • Isabelle Aleci a été retrouvée morte le 1ᵉʳ janvier chez son ex à Mont-de-Marsan.
  • La femme de 44 ans, disparue depuis le 25 décembre, était enterrée dans son jardin.
  • Face aux enquêteurs, son ancien compagnon a assuré que le décès était accidentel et qu’il voulait se rendre.

Il a avoué les faits face aux enquêteurs mais a tenu un discours qui les a pour le moins surpris. Jeudi dernier, un homme âgé de 41 ans a été placé en garde à vue après que son ex-compagne Isabelle Aleci a été retrouvée enterrée dans son jardin à Mont-de-Marsan.

Pas mis en cause dans un premier temps après avoir été entendu en qualité de témoin et alors que la piste d’un départ volontaire a été un temps privilégiée, le quadragénaire a été finalement considéré comme suspect après l’audition de deux témoins et surtout d’une perquisition à son domicile le 1ᵉʳ janvier. Au cours de celle-ci, les yeux des enquêteurs ont été attirés par de la « terre fraîchement retournée » dans son jardin. 

En creusant, ils ont retrouvé le corps sans vie de la victime enroulé dans une couette. Confronté à cet élément de preuve, le quadragénaire a alors avoué avoir « causé la mort » de celle-ci mais a soutenu que « son décès était survenu accidentellement après la soirée du réveillon du 24 décembre 2025, au cours d’une dispute liée à la consommation d’alcool de la défunte », détaille la procureure de la République de Mont-de-Marsan ce samedi dans un communiqué. 

Une « bousculade mutuelle » et une victime inanimée

Selon la description de la scène faite par l’intéressé, il y aurait eu ainsi une « bousculade mutuelle ». Isabelle Aleci se serait jetée sur lui pour le frapper avec une bouteille d’alcool tandis que lui l’aurait maintenue à distance avant de la repousser en la saisissant par la gorge. 

La victime aurait alors trébuché et sa tête aurait heurté le plan de travail de la cuisine. Isabelle Aleci serait ensuite revenue à la charge et que lui l’aurait à nouveau repoussée en la saisissant par la gorge, lui faisant ainsi une nouvelle fois heurter le plan de travail et la faisant chuter au sol, où elle serait restée inanimée malgré ses tentatives de la faire revenir à elle, explique la magistrate. 

Il aurait finalement décidé de dissimuler le corps

Le quadragénaire aurait ensuite constaté que son ex-compagne, qu’il hébergeait de nouveau depuis l’été 2025 en raison de problèmes financiers, n’avait plus de pouls. 

Il aurait, selon ses déclarations toujours, alors « pensé à appeler les secours » mais avait finalement « décidé de dissimuler le corps, pensant se rendre au commissariat pour tout raconter, mais seulement après les vacances scolaires afin que sa fille n’assiste pas à l’intervention des services de police ». 

Mis en examen et écroué

Ce samedi 3 janvier 2026, à l’issue de la mesure de garde à vue, une information judiciaire était ouverte du chef de « meurtre par une personne étant ou ayant été le conjoint, le concubin ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité ». 

Présenté au magistrat instructeur, le mis en cause a gardé le silence. Il a été mis en examen et placé en détention provisoire. 

« L’examen du corps d’Isabelle Aleci I n’ayant pas permis d’émettre une hypothèse franche sur le mécanisme de son décès, la version livrée par le mis en examen devra être confrontée aux données médico-légales à venir, seules à même de permettre d’établir avec exactitude ses causes. Les investigations se poursuivront désormais sur commission rogatoire », conclut Alexa Dubourg, procureure.

Aurélie SARROT

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