lundi, avril 13
Des marins français pêchent des sardines au large du Conquet (Finistère), le 17 juillet 2025.

Les débarquements des bateaux français continuent de baisser. En 2024, les pêcheries hexagonales ont ramené à terre quelque 306 000 tonnes de poisson, 5 % de moins que l’année précédente. Ce niveau de captures – lié entre autres à l’obligation, pour plusieurs centaines de navires, de rester un mois à quai l’hiver pour éviter les captures accidentelles de dauphins – est le plus faible enregistré depuis l’an 2000. Un peu plus d’un quart du volume de poissons débarqués restent toutefois issus de populations surpêchées, et 7 % de stocks halieutiques considérés comme effondrés (cabillaud de mer du Nord, maquereau de l’Atlantique Nord-Est, anguille…), indique l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer), dans un rapport rendu public mardi 3 mars.

L’Union européenne s’était pourtant fixé pour objectif d’atteindre d’ici à 2020 au plus tard le « rendement maximum durable » pour tous les stocks, c’est-à-dire le volume maximum de poissons de chaque espèce pouvant être pêché dans une zone géographique, sans mettre en péril le renouvellement de celle-ci à long terme. C’est justement sur cet indicateur que se base l’Ifremer pour élaborer son diagnostic.

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