jeudi, mars 5
La « camanchaca » du désert d’Atacama, au Chili. Image extraite de la série documentaire « Extraordinaires nuages », de Lucas Allain et Alexis de Favitski.

ARTE.TV – À LA DEMANDE – SÉRIE DOCUMENTAIRE

Ils se nomment camanchaca, au ras du désert chilien d’Atacama ; kasagumo, lorsqu’il chapeaute le mont Fuji, au Japon ; « Table Cloth », quand il recouvre les falaises surplombant Le Cap, en Afrique du Sud ; et Hector, lorsqu’il se forme, tempétueux, au large des îles australiennes de Tiwi. En Amérique, en Asie, en Afrique et en Australie, ils sont autant de nuages que cette série documentaire originale propose d’approcher, de pénétrer, de raconter afin de découvrir leur rôle essentiel dans le cycle de l’eau et dans l’équilibre de leurs écosystèmes respectifs. En mêlant science, croyances et beautés de la nature, ces quatre volets ont tout pour passionner, à condition de faire abstraction du ton vintage de la narration et de la mise en scène, aussi monotone qu’un ciel sans nuage.

Lire le décryptage (en 2025) : Article réservé à nos abonnés Les nuages, acteur-clé et énigmatique du réchauffement climatique

Il serait, en effet, dommage de passer à côté des buissons de tillandsias, emblématiques du désert d’Atacama. Dépourvus de racines, ils pourraient faire de la figuration dans un western. Ils ont préféré développer un système alternatif spécifique pour absorber l’eau de la brume humide de la camanchaca. Nourrie par ce brouillard (un stratocumulus qui rampe au sol), cette boule de feuilles filiformes peut alors, à son tour, abriter une vie animale minimale. Pas étonnant dans ces conditions climatiques que la camanchaca soit longtemps restée mystérieuse aux yeux des autochtones.

Il vous reste 65.22% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.

Share.
Exit mobile version