mardi, mai 19

  • Pendant deux jours, les ministres des Finances et les banquiers centraux des pays du G7 se sont réunis à Paris.
  • Parmi les sujets discutés figuraient notamment la guerre au Moyen-Orient et les déséquilibres macroéconomiques mondiaux.
  • Des échanges très discrets, auxquels une équipe de TF1 a pu assister en exclusivité.

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Le 20H

Les ministres des Finances du G7, réunis pendant deux jours à Paris, ont affirmé, mardi 19 mai, soutenir « une coopération multilatérale » face aux répercussions de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie mondiale, malgré des divergences avec l’allié américain. 

Présidée par la France, cette réunion des grands argentiers du groupe d’économies avancées réunissant Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni préparait le terrain pour le sommet des dirigeants du G7 qui se tiendra du 15 au 17 juin à Évian. 

Il faut que ça soit assez soutenu, assez rapide, parce que les hommes politiques ont quand même peu de temps.

Yannick Quemin, chef des cuisines du ministère de l’Economie

Pour l’occasion, 200 journalistes étaient venus du monde entier. Une équipe de TF1 a pu suivre en exclusivité l’événement côté coulisses. Dès 7h29, avant même le début des réunions, le ministre de l’Économie français enchaîne déjà les interviews. L’occasion de lui poser d’entrée de jeu une question simple : « À quoi ça sert, un G7 en 2026 ? ». En guise de réponse, Roland Lescure cite l’exemple des réserves stratégiques de pétrole débloquées en mars. « De manière très concrète, dans les jours qui ont suivi, l’essence à la pompe a arrêté de monter, elle a même commencé à baisser. Quand on est ensemble, on a tous envie de se dire : ‘Est-ce qu’ensemble, on peut faire en sorte que chacun chez soi, nos concitoyens se sentent mieux, vivent mieux ?' », souligne-t-il dans le reportage ci-dessus.

À 7h52, les ministres anglais, canadiens, japonais et américains entrent en scène. Tous les regards se tournent vers Scott Bessent, le bras droit de Donald Trump sur les questions économiques. À peine accueillis, ils se mettent déjà au travail avec une première réunion à huis clos. L’heure pour les journalistes de TF1 d’aller faire un tour en cuisine, car la gastronomie française est aussi un outil diplomatique pour convaincre ces grands argentiers. « Il faut que ça soit assez soutenu, assez rapide, parce que les hommes politiques ont quand même peu de temps, et donc on a un service en une fois. C’est d’un trait, 22 couverts », détaille Yannick Quemin, chef des cuisines de Bercy.

Dans la cour du ministère, vient ensuite une séquence incontournable : la photo de famille. Ministre, président des banques centrales… En tout, vingt-deux invités sont à placer dans un ordre très précis, avec à la baguette, Eric Vernon, le chef du protocole, autrement dit le chef d’orchestre de la journée. Il nous livre la clé du succès. « Le stress, ça se transmet. Donc si on ne transmet pas le stress, même aux équipes, déjà tout le monde est beaucoup plus serein et le ministre le ressent parce qu’il sent que tout est organisé, tout est préparé », explique-t-il.

19h09, c’est la fin des échanges, parfois tendus, entre Roland Lescure et son homologue américain. Mais il y a quelques avancées, notamment la promesse d’une position commune face aux répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient. « Les gens ne sont pas forcément toujours d’accord sur tout, mais à un moment les gens parlent de manière très transparente, très candide, très franche sur les gros sujets du moment : la guerre en Iran, les enjeux de déséquilibre mondiaux », précise-t-il. Toutes les divergences n’ont pas été surmontées en deux jours à Paris. Les discussions reprendront le mois prochain à Évian.

V. F | Reportage : Noé GANDILLOT, Quentin TRIGODET et Frédéric JOLFRE

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