L’envoyé spécial de l’Union africaine (UA) pour la Corne de l’Afrique Olusegun Obasanjo, qui s’était déjà rendu au mois de juin à Mekelle pour discuter avec les autorités locales, s’est une nouvelle fois déplacé dans la capitale de la région éthiopienne du Tigré, lundi 24 août, alors que les tensions entre le gouvernement fédéral et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) s’accroissent à nouveau depuis quelques mois.
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Selon le TPLF toutefois, cette visite de l’ancien président nigérian, qui fut l’un des principaux médiateurs des accords de Pretoria ayant mis fin à la guerre de 2020-2022, n’a pas permis de faire avancer les perpectives de dialogue avec Addis Abeba.
Les autorités tigréennes affirment aussi regretter « l’absence de suivi » des discussions entamées il y a deux mois avec Olusegun Obasanjo, précisant qu’elles avaient alors « identifié cinq points d’entrée potentiels » pour des négociations avec le gouvernement éthiopien. Parmi eux figuraient notamment « la fin de l’encerclement militaire » du Tigré et le « rétablissement du statut juridique et politique » du TPLF selon qui des « discussions répétées, des assurances non tenues et une détérioration continue des conditions sur le terrain » se sont succédées depuis les accords de Pretoria.
En dépit de ce contexte, les autorités tigréennes se sont cependant dites « prêtes à entamer un dialogue crédible et limité dans le temps, soutenu par les partenaires internationaux ».
Vice-président du TPLF, Amanuel Assefa a affirmé à l’AFP que la visite d’Olusegun Obasanjo était « informelle » et qu’elle n’avait pas été préalablement annoncée. De son côté, le gouvernement fédéral éthiopien n’a pas commenté cette visite, ni précisé si certains de ses représentants avaient rencontré l’envoyé spécial de l’UA.



