Avec notre correspondante à Addis-Abeba, Marlène Panara
« L’Éthiopie ne peut plus supporter de bain de sang ». Dans son communiqué, l’EPRP s’alarme de l’escalade des tensions entre Addis-Abeba et Mekele, capitale du Tigré. Pour le parti d’opposition, le contexte actuel est identique à celui d’avant la guerre en 2020. « Les médias du régime mènent une campagne de propagande », qui « prépare psychologiquement l’opinion publique à la guerre », déplore l’EPRP.
Lors de la manifestation organisée samedi par une formation tigréenne proche du gouvernement, Getachew Reda – ancien président de l’administration intérimaire du Tigré devenu ministre au sein du gouvernement fédéral – a fustigé l’attitude du TPLF, « parti illégal », a-t-il précisé. Depuis plusieurs mois, une campagne de conscription forcée, dénoncée notamment par des ONG éthiopiennes et Human Rights Watch, est en cours dans la région. Le TPLF a toujours démenti.
Dimanche, son président Debretsion Gebremichael a martelé la position du parti : « la souveraineté du Tigré ne sera pas garantie par la paix », a-t-il déclaré. Il a aussi exhorté les Tigréens à « restaurer leur honneur », en se préparant à défendre la souveraineté de la région.
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