Aux États-Unis, face au blocage judiciaire, Donald Trump abandonne le bras de fer. Amer, le président américain avance sans aucune source que le déploiement de la Garde nationale a permis de réduire la criminalité et que sans ces soldats, Chicago, Portland et Los Angeles se seraient « effondrées ».
Mais dans les faits, le retrait des troupes a déjà commencé en novembre. 400 soldats – la moitié des effectifs – ont quitté Chicago et Portland. Trop cher et inutile de les garder mobilisés alors que la justice empêchait leur déploiement sur le terrain. En pleine période de fêtes, le président américain accepte donc enfin de jeter l’éponge.
La décision de la Cour suprême de bloquer le déploiement de la Garde nationale à Chicago, également par des juges fédéraux à Los Angeles et Portland, la semaine dernière a sans doute été le coup de grâce. Mais Donald Trump promet déjà de renvoyer la Garde nationale dans ces trois villes, sous une « forme encore plus forte ». C’est la menace formulée par le président américain sur son réseau social.
Depuis plusieurs mois, Donald Trump a ordonné le déploiement de gardes nationaux dans ces villes démocrates, ainsi qu’à Memphis et dans la capitale Washington, pour lutter contre la criminalité et appuyer la police de l’immigration.
Ces déploiements de militaires, formés pour intervenir lors de catastrophes naturelles aux États-Unis mais qui peuvent également combattre à l’étranger, ont été contestés en justice par ses opposants. Les démocrates dénonçaient une manœuvre autoritaire outrepassant les limites du pouvoir présidentiel. La Garde nationale de chaque État est sous la double tutelle du président et du gouverneur local.
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