vendredi, février 13

  • Le président américain a abrogé ce jeudi un texte important dans la lutte contre le changement climatique.
  • Une décision vivement critiquée, notamment par Barack Obama.

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Notre planète

Un coup porté à la lutte contre le changement climatique. Le président américain Donald Trump a abrogé ce jeudi 12 février un texte adopté sous Barack Obama et servant de fondement à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis, un revirement majeur contre lequel s’opposaient les scientifiques et les défenseurs de l’environnement. Cette décision, annoncée en fanfare depuis la Maison Blanche, met immédiatement fin aux normes d’émissions pour les véhicules et ouvre la voie à l’annulation d’autres réglementations environnementales, notamment en matière de rejets des centrales électriques.

Cela « va faire économiser des milliers de milliards de dollars aux consommateurs américains » en faisant baisser le coût des voitures, a assuré le président américain, climatosceptique déclaré. En éliminant l’autorité sur laquelle s’appuyait l’Agence de protection de l’environnement (EPA) pour réglementer les émissions de gaz à effet de serre, le républicain porte un coup important à l’action climatique du pays, premier contributeur historique de ces émissions qui réchauffent la planète.

« Une arnaque géante »

Sans ce texte fondateur, « nous serons moins en sécurité, en moins bonne santé et moins à même de combattre le changement climatique – tout cela pour que l’industrie des énergies fossiles puisse gagner encore plus d’argent », a dénoncé sur X l’ancien président Barack Obama. Ce retour en arrière « trahit le peuple américain et consacre le Parti républicain comme le parti pro-pollueurs », a accusé pour sa part le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, virulent opposant de Donald Trump, promettant de contester en justice.

Adopté en 2009 par l’EPA sous la présidence du démocrate Barack Obama, le texte abrogé stipulait que six gaz à effet de serre étaient dangereux pour la santé publique et tombaient donc dans le périmètre des polluants réglementés par l’agence fédérale. Cette décision avait ouvert la voie à de nombreuses réglementations fédérales visant à limiter les rejets de ces gaz (CO2, méthane…), à commencer par les émissions des camions et des voitures.

Interrogé sur les inquiétudes liées à ce revirement, Donald Trump a une nouvelle fois minimisé la crise climatique et nié le consensus scientifique à son sujet. « Je leur dis de ne pas s’inquiéter, car cela n’a rien à voir avec la santé publique, tout cela n’était qu’une arnaque, une arnaque géante », a-t-il rétorqué.

I.N avec AFP

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