samedi, août 29

Milo Yiannopoulos est arrivé en 2019 aux États-Unis. Il avait alors un titre de séjour en ordre. Mais selon le ministère de la Sécurité intérieure, « il a choisi de rester au-delà de la durée autorisée, en violation des lois de notre pays ». Et le militant d’extrême droite s’est vu délivrer le 22 juillet dernier un ordre final d’expulsion. Mais Milo Yiannopoulos n’en continuait pas moins de se déplacer.

Jeudi, il est arrivé à la Nouvelle-Orléans. Il a alors été interpellé à l’aéroport international Louis-Armstrong et placé en détention, dans l’attente de son expulsion. « Il restera détenu par l’ICE dans l’attente de son expulsion », selon le texte.

Aux États-Unis, Milo Yiannopoulos avait développé des liens avec plusieurs figures de la droite radicale : Marjorie Taylor Greene, une ancienne alliée de Donald Trump, ou le chanteur Ye, avant connu sous le nom de Kanye West. Dénoncé par ses critiques comme raciste et misogyne, cet homosexuel revendiqué se présente comme un croisé de la liberté d’expression qui tient en horreur le « politiquement correct » sous toutes ses formes.

Il appelait à renvoyer « des millions et des millions » d’étrangers

Le militant d’extrême droite a publiquement soutenu la politique d’expulsion de personnes immigrées menée par Donald Trump. Au mois de juin 2025, il écrivait sur les réseaux sociaux que « la Californie a besoin de points de contrôle de l’ICE aux entrées des supermarchés, des stations-service, des centres commerciaux, aux carrefours et devant les bâtiments administratifs » et appelait le président états-unien à renvoyer « des millions et des millions » d’étrangers vivant dans le pays.

L’arrestation de Milo Yiannopoulos a été saluée par des figures rivales d’extrême droite, comme l’influenceuse Laura Loomer, qui s’est targuée sur X d’être « la première personne à avoir signalé le fait que Milo était illégalement aux États-Unis, où il a incité à la violence contre le président (Donald) Trump ».

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