jeudi, février 5
Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, à San Diego, aux Etats-Unis, le 2 février 2026.

La Cour suprême des Etats-Unis a autorisé mercredi 4 février la Californie à utiliser sa nouvelle carte électorale, adoptée avec le but avoué de favoriser les démocrates lors des élections de mi-mandat 2026.

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Non motivée par les juges, cette décision rendue en urgence a pour effet de valider un redécoupage électoral pensé pour apporter cinq sièges supplémentaires à la gauche américaine à la Chambre des représentants lors du scrutin de novembre.

Voulue par le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, cette nouvelle carte a été adoptée par référendum en novembre dernier. Elle a été conçue comme une contre-attaque à un autre redécoupage électoral similaire lancé par les républicains au Texas, pour permettre à Donald Trump de conserver son étroite majorité conservatrice au Congrès.

« Gerrymandering »

« Donald Trump a déclaré qu’il avait “droit” à cinq sièges supplémentaires au Congrès au Texas. C’est lui qui a déclenché cette guerre sur le redécoupage électoral », a rappelé sur X M. Newsom, à qui la presse américaine prête des ambitions présidentielles. Malgré la contestation de la carte californienne en justice, « il a perdu, et il perdra à nouveau en novembre », a-t-il ajouté.

Contacté par l’Agence France-Presse, le Parti républicain de Californie n’a pas immédiatement réagi.

Le redécoupage électoral intervient habituellement tous les dix ans aux Etats-Unis, après le recensement. Mais depuis le retour de Donald Trump au pouvoir, les deux partis se sont lancés dans un charcutage électoral qui vire à la guerre administrative. Outre le Texas et la Californie, plusieurs Etats républicains et démocrates sont en train de redessiner leurs circonscriptions électorales.

Cette pratique, connue sous le nom de « gerrymandering », est légale aux Etats-Unis. Mais elle ne doit pas se faire sur des bases raciales.

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Au Texas comme en Californie, les nouvelles cartes ont été accusées de surpondérer le vote des minorités ethniques dans certaines circonscriptions, théoriquement plus favorables à la gauche, ou de le diluer en les rattachant à des endroits plus conservateurs. La carte du Texas a été validée en décembre par la Cour suprême, qui a rejeté ces arguments. A la suite de cette décision, l’approbation de celle de la Californie était largement attendue.

Le Monde avec AFP

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