C’était une revendication de longue date des défenseurs de la cause animale. Les singes, notamment l’espèce la plus utilisée, le macaque rhésus, vont devoir quitter tous les laboratoires de recherche biomédicale américains financés par des fonds fédéraux.
Utilisés surtout pour leur proximité génétique avec les humains, 200 d’entre eux sont encore utilisés dans la recherche. Leur utilisation a permis plusieurs avancées, estiment les scientifiques, comme dans le cadre de la lutte contre le VIH. De nombreux vaccins ou traitements potentiels ont ainsi pu être testés sur les primates avant de l’être sur l’homme. Car les singes peuvent être infectés par des virus proches du VIH et provoquer des maladies similaires au sida.
Cependant, des alternatives sont apparues ces dernières années, comme le recours à l’intelligence artificielle, ou encore le développement des organoïdes – des petites structures de synthèse réalisées à partir de cellules souches mimant le fonctionnement d’un organe. Le tout peut être utilisé pour mener des essais cliniques.
Les 200 singes aujourd’hui présents dans les laboratoires fédéraux américains ne serviront donc plus de cobayes. Mais leur sort est incertain : si quelques-uns vont rejoindre des sanctuaires, les autres seront euthanasiés.
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