Quand il s’agit de s’alimenter, les ours sont des opportunistes omnivores : insectes, poissons ou charognes – tout y passe. Mais jusqu’à 90% de leur nourriture est constituée de végétaux. Seulement voilà : les baies, herbes, noix et autres plantes, dont raffolent habituellement ours noirs et grizzlis de l’Ouest américain, ont séché sous les chaleurs record de cet été, voire n’ont pas poussé du tout par manque de pluie.
Pour les animaux adultes et leurs petits, c’est une véritable crise. D’autant qu’en ce mois d’août débute l’hyperphagie, cette phase où les ours cherchent à ingurgiter jusqu’à 20 000 calories par jour pour préparer leur hibernation.
Et c’est ainsi que se multiplient les récits d’oursons retrouvés dans le salon d’une famille dans le Nevada, d’un grizzli penché dans un arbre près d’un marché fermier dans le Colorado, ou d’une mère avec ses petits dans une cour d’école dans l’Utah. Ces rencontres se finissent souvent mal : pour la première fois depuis 25 ans, un ours a tué la semaine dernière un homme au Nouveau-Mexique. Rien que dans cet État, 187 ours ont été abattus depuis le début de l’année, un record.
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