« Il n’y aura plus de pétrole ou d’argent à destination de Cuba, zéro ! », a écrit le président américain Donald Trump sur son réseau Truth Social, dimanche 11 janvier, ajoutant : « Je suggère fortement qu’ils acceptent un accord avant qu’il ne soit trop tard ».
Ces propos interviennent une semaine après la capture par les forces américaines du président vénézuélien Nicolas Maduro. L’opération, menée de nuit à Caracas, a coûté la vie à des dizaines de membres des forces de sécurité vénézuéliennes et cubaines.
« La plupart de ces Cubains sont morts lors de l’attaque américaine de la semaine dernière, et le Venezuela n’a plus besoin d’être protégé contre les voyous et les extorqueurs qui les ont tenus en otage pendant tant d’années », poursuit encore Donald Trump dans son message avant de conclure : « Cuba a vécu pendant de nombreuses années grâce aux importantes quantités de pétrole et d’argent provenant du Venezuela. En échange, Cuba a fourni des « services de sécurité » aux deux derniers dictateurs vénézuéliens, mais c’est fini ! ».
À partir de l’an 2000, Cuba a signé un accord de coopération avec le Venezuela – à l’époque dirigé par Hugo Chavez (1999-2013) – prévoyant un approvisionnement en pétrole contre l’envoi de médecins et d’enseignants.
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Tôt dans la journée de dimanche, Donald Trump a également republié sur sa plateforme le message d’un utilisateur publié le 8 janvier concernant le secrétaire d’État américain né de parents immigrés cubains : « Marco Rubio sera président de Cuba », affirme-t-il. Le président américain a accompagné la publication du commentaire suivant : « Cela me paraît très bien ! »
Cuba « est une nation libre, indépendante », et « personne ne dicte quoi faire » à ce pays, a rapidement réagi sur X le président cubain Miguel Diaz-Canel. Son ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a quant à lui affirmé, toujours sur X, que « le droit et la justice [étaient] du côté de Cuba ». « Les États-Unis se comportent comme un criminel hégémonique et incontrôlable qui menace la paix et la sécurité, non seulement à Cuba et dans cet hémisphère, mais aussi dans le monde entier », a-t-il ajouté.
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