mercredi, février 11
Un enfant joue dans la cour d’une crèche, à Roubaix (Nord), le 7 octobre 2022.

En 2025, près de 300 établissements d’accueil du jeune enfant, crèches ou garderies sont entrés en procédure de défaillance en France, selon les chiffres issus des données Pappers, plateforme d’information légale, juridique et financière sur les entreprises françaises. C’est deux fois plus qu’en 2024, où 154 établissements se sont trouvés en difficulté, et trois fois plus qu’en 2023. Avant ce pic des faillites, entre 2014 et 2022, une cinquantaine de crèches ou garderies entraient en procédure chaque année. Le secteur de la petite enfance fait partie des plus frappés par le record de défaillances intervenu en 2025, avec près de 70 000 entreprises concernées au total, tous secteurs confondus. Et les professionnels de la petite enfance ne tablent pas sur un changement de tendance en 2026 : « Si le modèle économique ne change pas, l’hécatombe va continuer et on va fermer massivement des places en 2026 », alerte Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèche.

Les difficultés de ces établissements ne sont pas liées à la conjoncture, mais sont structurelles. Elles proviennent en effet de leur mode de financement, identique quel que soit le statut (public, privé ou associatif), et régi par l’Etat. Schématiquement, le budget famille de la Sécurité sociale finance, par l’intermédiaire des caisses d’allocations familiales, une partie du coût horaire de fonctionnement : c’est la prestation sociale unique qui peut couvrir jusqu’au deux tiers du coût total de la garde. Le reste est complété par les parents (parfois avec une participation de l’employeur), selon des tarifications basées sur le quotient familial.

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